Réformes institutionnelles: un nouveau dispositif législatif pour mieux organiser la CCI-Togo


Réformes institutionnelles: un nouveau dispositif législatif pour mieux organiser la CCI-Togo

La CCI (Chambre de commerce et d’industrie) du Togo, a animé ce mercredi 11 janvier, une conférence de restitution des nouveaux textes qui régissent l’institution. Devant les  professionnels des médias réunis à la salle Alédjo de l’hôtel Sarakawa, la présidente de la délégation spéciale de la CCI-Togo, Mme Nathalie Manzinèwè BITHO, a présenté les nouvelles perspectives.

La Chambre de Commerce et d’Industrie est un établissement public, qui se définit comme une véritable interface entre le monde des affaires et les pouvoirs publics, elle a une mission consultative et représentative. Nommée en 2021, la délégation spéciale consulaire de la CCI, après un diagnostic du fonctionnement de l’institution, a proposé et fait adopter de nouveaux textes en 2022.

Un nécessaire toilettage des textes

En deux années d’exercice, les membres de la Délégation Spéciale Consulaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo ont relevé divers dysfonctionnement de la CCI-Togo. Mme BITHO a fait part de difficultés liées aux textes et à l’organisation de l’institution.

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Ces problèmes sont liés d’une part à la «représentativité au sein de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo», nous explique la présidente. Sur plus de 123 mille entreprises au Togo, seulement 1100 adhérent à la CCI-Togo. En outre les petites entreprises étaient plus représentés dans l’institution. Il faut aussi relever des critères non favorables à la participation des dirigeants d’entreprises qui ont fait leurs preuves.

D’autre part, Mme BITHO a relevé des problèmes liés au fonctionnement même de la CCI-Togo, notamment des critères d’établissement des listes de candidats et d’électeurs pour l’assemblée consulaire, qui ne sont pas propices à l’obtention d’une chambre inclusive. Tous ces manquements ne concourent pas à la promotion de la communauté des opérateurs économiques du Togo.

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Face à ces difficultés, il était nécessaire de faire un toilettage des textes pour en proposer de nouvelles. Ce que Mme BITHO et ses collègues ont fait et qui s’est traduit par l’adoption d’une loi, de deux décrets et de plusieurs arrêtés. Ainsi que d’autres textes adoptés ou en cours de préparation, liés à l’organisation du quotidien de la chambre, notamment le règlement intérieur. On peut citer comme textes adoptés, la loi relative à la Chambre, le décret portant attributions, organisation et fonctionnement de la Chambre.

Ces réformes ont pour but de doter la Chambre du Commerce d’organes forts capables de tirer le secteur privé vers la croissance. Mais aussi de disposer d’une chambre consulaire inclusive et dynamique pour mieux défendre les intérêts du secteur privé, moteur de croissance. De permettre aux élus consulaires de mieux collaborer entre eux. La grande innovation est la création prochaine des représentations dans chaque région, de la CCI-Togo « avec des élus qui vont travailler avec les pouvoirs locaux» nous explique M. BITHO.

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Ce qui va faire rentrer la chambre «dans la politique de l’État : le Plan National de Développement, la vision stratégique 202-2025». Et va permettre au secteur privé économique de s’implanter un peu partout au Togo, puisque ces représentations régionales vont être animées par des entreprises locales. Est également prévu la suspension ou la révocation d’un élu de la Chambre en cas de fautes de ce dernier, ce qui va imprimer une rigueur au sein de l’organisation. Les élections prévues pour l’installation des élus de la chambre seront chapeautées par une commission électorale consulaire.

Esso A.

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