Commerce en Afrique : la présence économique française en déclin


Commerce en Afrique : la présence économique française en déclin

Année après année, la présence économique française sur le continent africain, connait de plus en plus de recul. Cette perte de vitesse est motivée par plusieurs raisons qui font perdre à l’ancienne puissance coloniale sa place de choix. L’accroissement du sentiment anti-français en Afrique ces derniers mois, ne semble pas non plus lui faciliter la tâche.

Bien que les exportations françaises en valeur absolue aient doublé entre 2000 et 2020, la présence économique française est tout de même en déclin. Elle est passée de de 15 à 7,5 % d’après une étude réalisée par Laurent Bansept et Elie Tenenbaum. En quinze ans, la France a laissé de la place à plusieurs concurrents de taille.

Une présence économique française vacillante

Contrastés, c’est ce que sont devenus aujourd’hui les intérêts français en Afrique. Ceci malgré le fait que les exportations françaises en Afrique ont enregistré des progressions incontestables. Cette défection de la présence économique française sur le contient est surtout due à plusieurs facteurs.

On peut citer entre autres l’inefficacité de la politique économique extérieure de la France, la baisse des exportations au niveau mondial. A cela s’ajoute l’arrivée de nouveaux concurrents et surtout l’accroissement des besoins des pays africains.

Selon Moody’s, la Chine est l’un des principaux investisseurs en Afrique avec 114 milliards de dollars d’échanges. Elle détient plus de 27 % des parts de marché sur le continent, ce qui fait d’elle le premier partenaire commercial du continent.

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Une urgence à procéder autrement

Dans le souci de rattraper l’écart existant, le gouvernement a entrepris de nombreuses démarches. Mais va-t-elle pouvoir retrouver sa position en comblant le fossé ? Pour l’instant la bataille est rude, tant les États africains sont à la quête de nouveaux partenariats plus bénéfique pour eux.

En prenant en compte ces éléments, la France va devoir s’armer de nouvelles stratégies. C’est à dire qu’elle doit dépasser la conception classique de l’aide, pour construire celle de l’investissement pour le développement. En gros, redynamiser sa politique commerciale à destination du continent.

« Une telle ambition à long terme ne peut être qu’une ambition collective.
Elle doit bien entendu être portée par les pouvoirs publics : l’une des urgences est la reconstruction en dix ans d’un outil français d’expertise technique de rang mondial, analogue à celui dont dispose l’Allemagne », a recommandé Hervé GAYMARD dans son rapport au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et au ministre de l’Économie et des Finances, en avril 2019.

 

El Professor

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