Noix de cajou ivoirienne : les producteurs pleurent leur récolte


noix de cajou ivoirienne

La noix de cajou ivoirienne a connu une mauvaise saison. La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix de cajou, ne pourra pas jouir des recettes de sa récolte cette année. Et pour cause, la pandémie de la Covid-19 a sérieusement impacté le marché de l’or gris. Et cela se ressent énormément dans l’économie ivoirienne.

Pour cette année, la Côte d’ivoire a excédé ses prévisions en termes de production de noix de cajou ivoirienne. Cette dernière a atteint presque 900.000 tonnes. Un record non négligeable et qui fait la fierté des producteurs ivoiriens. Mais, la joie a été de très courte durée et a plutôt fait place à la désillusion. Impossible d’écouler ce stock important de noix de cajou ivoirienne. Dans la même veine, les prix à l’international ont eux aussi chuté. Ce prix est passé de 1300 dollars la tonne à 800 ou 900 dollars la tonne.

Une commercialisation empêchée de la noix de cajou ivoirienne

Depuis le début de la pandémie de la Covid-19, d’importantes perturbations ont été observées. Particulièrement dans la commercialisation de l’or gris que fait l’Etat ivoirien avec les autres nations. Les mesures strictes déployées pour limiter la propagation du virus ont entrainé la baisse de la demande mondiale.

Aussi, les chaines logistiques ont-elles été affectées. Les conséquences ont été directes. Les exportations de la Côte d’Ivoire avec le Brésil ont été arrêtées. Celles en direction de l’Inde ont baissé de 61 % et de 45 % vers le Vietnam.

En bref, c’est un important manque à gagner pour le pays. Malgré les stratégies pour y remédier, l’écart semble difficile à rattraper.

Une alternative efficace pour la noix de cajou ivoirienne

Quand tout va de travers, il faut savoir employer les mesures qui s’offrent. Et le gouvernement ivoirien dans ce contexte de crise l’a compris. En se basant désormais sur la transformation locale de ses récoltes, le pays compte bien rentabiliser sa production de noix de cajou.

La Côte d’Ivoire mise sur son usine de décorticage fraichement inaugurée à Yamoussoukro. Bien que la demande d’amande de cajou ait aussi baissé de 20 %. Toutefois, le pays peut garder son optimisme. L’amande blanche est de nouveau très prisée en Europe.

Il pourra bientôt pousser un ouf de soulagement. Car la demande commence par se ressentir à certains endroits de la planète.

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