Mali : L’investiture de Goïta ce lundi


Mali : Investiture de Goïta ce lundi

L’investiture de Goïta ce lundi 7 juin 2021 retient l’attention des populations et de toute la communauté internationale. Occasion donc pour cette dernière surtout, d’être éclairée sur l’évolution probable de la transition au Mali.

L’investiture de Goïta se tient dans la capitale malienne plus précisément au Centre international de conférences. Le colonel Goïta aura à prêter serment devant la Cour suprême. A la suite de cette cérémonie, le colonel Assimi Goïta devient officiellement chef de l’État devant conduire la transition au Mali. Pour rappel, cette investiture de Goïta intervient après son second coup de force ayant conduit à la démission du président de transition Bah N’Daw et Moctar Ouane son Premier ministre.

Une investiture de Goïta scruté à la loupe

Pour bon nombre d’observateurs de l’évolution de la situation au Mali, porter une grande attention à l’investiture de Goïta est cruciale. Car c’est le moment propice pour cerner les intentions et futur champ d’action du nouveau chef de l’Etat malien. Concrètement, il est question d’en savoir plus sur l’organisation des prochaines élections en février comme prévu.

En ce qui concerne la présence de certaines personnalités à cette cérémonie, de nombreux ambassadeurs seront absents. Certains Etats quant à eux, émettent encore des réserves au vue de la situation. Plusieurs pays européens seront tout de même représentés.

Un brin d’espoir

Du coté des populations, l’investiture de Goïta est vue d’un très bon œil car pour elles, elle porte un brin d’espoir. « Je veux que les militaires gardent le pouvoir pour bien finir la transition », a fait savoir un citoyen content de cette nomination de Goïta comme chef de l’Etat. Pour certains autres citoyens, l’investiture de Goïta devrait aussi concourir à ramener l’unité au Mali.

« Nous voulons que le Premier ministre et le président s’entendent bien pour le bonheur et l’intérêt supérieur de la nation », a déclaré un Bamakois. Et de rajouter « ça veut dire qu’il ne faut pas qu’ils soient au pouvoir pour leurs propres intérêts ou pour leurs proches ». Quoi qu’il en soit, les élections générales en février ou mars prochain sont fortement attendues.

Tony AMETEPE

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