Législatives du 8 Janvier au Bénin : la mouvance présidentielle conserve sa majorité


Législatives du 8 Janvier au Bénin : la mouvance présidentielle conserve sa majorité

Au Bénin, la mouvance présidentielle maintient sa domination en se distinguant une fois encore lors des législatives du 8 janvier dernier. C’est qui ressort des résultats provisoires des législatives rendus publics par la Commission électorale nationale autonome (Céna).

Pour ces législatives du 8 janvier 2023, ils étaient sept partis politiques à vouloir s’approprier la majorité des 109 places disponibles. Mais l’élément le plus significatif de ce scrutin fut la réouverture du jeu politique puisque contrairement à 2019 pour l’opposition, contrairement à 2019. Cette fois ci elle a été représentée par le parti Les Démocrates de l’ancien président Thomas Boni Yayi, le principal parti de l’opposition.

Une victoire sans surprise du parti au pouvoir

Selon les chiffres divulgués par la Commission, dans le cadre des législatives du 8 janvier au Benin, trois partis politiques sur sept, ont pu se positionner à l’assemblée nationale. Il s’agit de l’Union progressiste pour le Renouveau (UPR) et le Bloc républicain (BR), pour l’opposition avec le parti Les Démocrates.

Comment on pouvait s’y attendre, la première a obtenu 53 sièges et se taille la grosse part du gâteau. Le second pour sa part s’en est sorti avec 28 sièges. Même résultat pour l’opposition qui a aussi fait un sérieux come-back. Toutefois, il faut le souligner le taux de participation de ces législatives du 8 janvier est plutôt faible avec moins de 40% au niveau national.

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Les législatives du 8 janvier, un important rattrapage de l’opposition

Selon les observateurs de la scène politique béninoise, le pays renoue avec les bonnes pratiques démocratiques. On assistera plus désormais à la dominance des deux parties siamoises de la majorité présidentielle. L’entrée de l’opposition au parlement à nouveau est vivement à féliciter.

« Il y a eu comme un effet de rattrapage parce que depuis 2019, il y a plus eu une élection qui a vraiment fait croiser le fer », fait remarquer Expedit Ologou, politologue et directeur du think tank Civic Academy for Africa’s Future (CiAAF).

Et d’expliquer « En 2021, l’élection présidentielle n’a pas donné lieu à une campagne électorale effervescente du point de vue des idées. Et donc, ces élections législatives qui donnent place à l’un des partis les plus importants de l’opposition, ont permis aux différents acteurs, notamment de l’opposition, de faire effectivement ce rattrapage de remettre au goût du jour des questions qui n’ont pas été abordées jusque-là. »

 

El Professor

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