Centrafrique: la ville de Bouar reprise par les Faca


Centrafrique: la ville de Bouar reprise par les Faca

La contre-offensive lancée par les forces armées centrafricaines ces dernières semaines produisent les résultats escomptés. L’armée regagne peu à peu les territoires soumis au contrôle des groupes rebelles. La récente reprise de la ville de Bouar le mardi 9 février 2021 par les forces armées centrafricaines (Faca) l’illustre fort bien.

Depuis décembre dernier, la coalition des groupes rebelles menace ardemment la paix et la stabilité de la Centrafrique. Elle asphyxie par ailleurs la capitale Bangui qui est privée d’approvisionnements. Ce qui force le gouvernement à reconduire une nouvelle fois l’Etat d’urgence pour les six prochains mois. Ceci afin de pouvoir en finir avec les rebelles.

Une avancée rapide dans la ville de Bouar et autres

Avec l’appui de ses partenaires, à savoir les forces russes et rwandaises, les forces centrafricaines semblent avancer à grand pas vers la libération du corridor d’approvisionnement Douala-Bangui. Après la reprise de Bossembele, de Yaloke, de Bossempte et la ville de Bouar ce mardi, l’emprise des rebelles semblent s’éteindre.

Toutes ces positions ont été conquises sans grande bataille pour les Faca et leurs alliés. Les groupes armés semblent décliner les combats face à l’armada déployée par le gouvernement centrafricain. Mais des soupçons de repositionnement et de changement tactique apparaissent dans le jeu des rebelles.

Une faiblesse apparente

Même si la coalition des groupes rebelles semble affaiblie, elle reste encore virulente et sa nuisance peut apparaitre à tout moment. De plus, le blocus instauré pour tout autre type de déplacement sur l’axe principal de ravitaillement reste maintenu par la CPC. Par conséquent, l’asphyxie crée par les rebelles pèse encore sur les populations.

S’agissant des conditions humanitaires précaires, un convoi de 13 camions humanitaires a rejoint Bangui lundi dernier. Il s’agit d’une première depuis la fermeture du corridor en décembre. La CPC entend ouvrir un couloir humanitaire pour les ONG et la Minusca. Mais cela ne sera possible que dans une durée limitée.

Lire aussi : CENTRAFRIQUE: JEAN-CHRISTOPHE GUINZA DÉFEND LA PROLONGATION DE L’ÉTAT D’URGENCE

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.