Coronavirus à Madagascar : la pandémie s’empare de l’université de Diego-Suarez


Coronavirus à Madagascar : la pandémie s’empare de l'université de Diego-Suarez

La pandémie du coronavirus à Madagascar n’a pas fini de faire parler d’elle. Un nouveau foyer de contamination a, en effet, été découvert à l’université de Diego-Suarez. Cette dernière est située dans l’extrême nord du pays. Une résurgence du coronavirus à Madagascar est à craindre.

Bien que l’état d’urgence sanitaire ait été levé depuis mi-octobre, ces derniers jours les cas de contamination se multiplient. Plus de 83 cas ont été enregistrés dans la capitale de la région Diana. Alors des mesures idoines sont envisagées pour éviter la catastrophe. Ceci au risque de voir le pays confiné de nouveau.

Poursuite des cours malgré le Coronavirus à Madagascar

Pour en venir à bout de cette hausse des cas de contamination, le gouverneur de la région avait évoqué le confinement de l’université. Il a, ainsi, ordonné la suspension des cours pour 15 jours. Mais ces indications n’ont point été respectées. Les cours continuent comme si de rien n’était.

« Beaucoup de gens à l’université ne prennent pas au sérieux cette propagation de Covid-19 », a déploré Jean Mahazava Randriarimanana, président de l’association des étudiants de la région Sofia. Ceci est lié au fait que la plupart des étudiants testés positifs sont des porteurs sains.

« Ils n’ont pas peur et ne portent même plus de masque. Ils ne savent pas vraiment ce que c’est le coronavirus. D’autres ne veulent pas se faire tester parce qu’ils ne veulent pas manquer les cours s’ils sont positifs », a rajouté le président de l’association.

Propagation rapide du virus de coronavirus à Madagascar

Face à ces comportements affichés par les étudiants, le virus pourrait se propager à une vitesse impressionnante. Alors les autorités s’inquiètent. « Si nous n’arrivons pas à maîtriser cette propagation, il pourrait y avoir une deuxième vague de coronavirus dans la région », a affirmé, Daodo Arona Marisiky, le gouverneur.

Pour Jean Mahazava Randriarimanana, cette remontée est liée au fait qu’environ 60 étudiants partagent un même dortoir. « Les chambres et les salles de classe sont très étroites, c’est pour ça que le virus se propage vite », avait-il expliqué.

Pour donc limiter les dégâts, le gouverneur assure que des membres des forces de l’ordre vont être déployés dans la ville pour faire respecter les mesures sanitaires. Les autorités sont prêtes à faire tout ce qui est en leur pouvoir afin de ne pas replonger à nouveau en confinement.

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