Conflit au Tigré : reprise de Mekele par les forces fédérales éthiopiennes


Conflit au Tigré, reprise de Mekele par les forces fédérales éthiopiennes

La reprise de Mekele par les forces fédérales  éthiopiennes est devenue effective selon les autorités éthiopiennes. Après deux jours de combats acharnés dans la capitale de la région dissidente du Tigré, les forces fédérales éthiopiennes contrôlent totalement la ville. L’assaut final ordonné par le Premier ministre Abiy Ahmed y a quelques jours semble être une réussite. Pour l’heure, difficile de crier assurément victoire.

Depuis le 4 novembre dernier, un violent combat armé oppose les forces fédérales et celles tigréennes. Les affrontements ne cessent de s’amplifier et ont déjà fait plus de 45.000 réfugiés au Soudan voisin. De plus, la situation humanitaire dans la région est préoccupante. L’ultimatum lancé par Abiy Ahmed n’a point ébranlé les dirigeants du TPLF. Ces derniers ont refusé de déposer les armes. Aussi, la région est coupée du monde depuis 25 jours car les télécommunications sont toujours coupées.

Une totale reprise de Mekele

Selon le Premier ministre Abiy Ahmed, Mekele est tombée presque sans combattre. Il affirme que l’aéroport, le siège du gouvernement régional ainsi que les administrations publiques auraient tous été repris. Le camp militaire du Commandement nord n’a pas fait exception au contrôle gouvernemental.

Au cours de la reprise de Mekele, les opérations ont été menées de telles sortes que les populations civiles ne soient  affectées. Toutes les précautions ont donc été prises. Aussi, les soldats du Commandement du Nord, détenus par les forces du TPLF, ont été libérés. Les actions militaires sont complètes et achevées, a indiqué le bureau du Premier ministre.

Une résistance continue

S’agissant des dirigeants du TPLF, ils auraient pris la poudre d’escampette et sont donc entrés dans la clandestinité. Ceci après plusieurs heures d’échanges d’artillerie. Les forces fédérales se donnent comme pour mission, après la reprise de Mekele, de les appréhender et de les confier à la justice afin qu’ils puissent répondre de leurs actes.

« Nous sommes un peuple de principe et prêts à mourir en défendant notre droit à gérer notre terre natale », avait déclaré Debretsion Gebremichael, le chef tigréen. Alors les combats ne sont pas prêts de s’arrêter de si tôt, bien que les autorités ont annoncé la reprise de  Mekele. Une potentielle rébellion tigréenne pourrait bien s’activer.

« Il est probable qu’ils continueront une forme de résistance armée, avec des méthodes de guérilla », a indiqué William Davison, spécialiste de l’Ethiopie. « Tout gouvernement régional provisoire aura beaucoup de difficultés à gouverner le peuple tigréen, l’administration du territoire sera périlleuse, et l’instabilité perdurera », avait-il rajouté.

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