Sommet extraordinaire de la Cédéao à New York : de nouvelles sanctions planent sur la Guinée et le Mali


Sommet extraordinaire de la Cédéao à New York : de nouvelles sanctions planent sur la Guinée et le Mali

Ce jeudi 22 septembre 2022, se tiendra un important sommet extraordinaire de la Cédéao à New York. Ladite rencontre est initiée par le nouveau président en exercice de l’organisation sous régionale, Umaro Sissoco Embalo. Le chef de l’État bissau-guinéen entend procéder à un réexamen minutieux de la situation au Mali et en Guinée.

L’hypothèse de nouvelles lourdes sanctions pèsent grandement contre ces deux pays en transition. Notons qu’au cours de ce sommet de la Cédéao à New York, plusieurs questions cruciales seront abordées. Il s’agit entre autres des sources de tensions entre l’organisation régionale et les pays concernés. La durée de la transition en Guinée, l’affaire des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis le 10 juillet seront également sur la table des discussions. Les deux capitales vont-elles se soumettre aux nouvelles exigences de la Cédéao ou prendre à nouveau le contre-pied ?

Sommet de la Cédéao à New York, une rencontre décisive

Pour le président Embalo, la convocation d’un sommet de la Cédéao à New York, est un impératif de l’heure. Car, il faut à tout prix que la période de transition au Mali et en Guinée avance dans un certain sens et sous certaines normes requises. A ce niveau, le Burkina Faso fait donc bon enfant et sert d’ailleurs de référence.

« Il n’y a pas de grands enjeux avec le Burkina Faso. Les choses se passent très bien au Burkina Faso. Ils respectent la feuille de route et le calendrier en particulier », a souligné président Embalo. Alors ce premier sommet depuis sa prise de fonction en tant que président en exercice de la Cédéao, doit impulser une nouvelle dynamique.

Cela nécessite donc un nouveau regard sur la transition en Guinée et celle du Mali. Dans cet état d’esprit, il promet faire preuve de grande fermeté. « Tout est sur la table. On va réexaminer aussi, depuis que l’on a levé les sanctions, où nous en sommes. Parce que l’on ne peut pas banaliser notre organisation sous-régionale. Il y a des principes de la Cédéao et tout le monde doit les suivre », a-t-il prévenu.

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De lourdes sanctions à coup sûr

En ce qui concerne, la durée de la transition en Guinée, ce sommet de la Cédéao à New York est l’occasion finale pour être fixée une fois pour toute. Et c’est l’exigence de la Cédéao de 24 mois qui doit prévaloir. Au cas contraire, les autorités guinéennes doivent s’attendre sans l’ombre d’un doute à subir de nouvelles sanctions.

« Absolument. De lourdes sanctions même. On ne peut pas accepter cela », a martelé le président en exercice de la Cédéao. Et de poursuivre, « une chose que je peux vous assurer, c’est que pour la Cédéao les 36 mois ne sont pas négociables ».

Sur la question des 46 soldats ivoiriens en détention, le Mali est invité lors de ce sommet de la Cédéao à New York, à assouplir sa position au risque de subir lui aussi des sanctions. C’est à dire ne plus émettre des conditions pour libérer ces soldats. « Moi, je pense que ce ne sont pas des mercenaires. On vient de voir, avant-hier, la déclaration du Secrétaire général de Nations unies qui dit que ce ne sont pas des mercenaires. Moi, à la place des Maliens, j’aurais relâché ces 49 soldats », a-t-il indiqué.

 

El Professor

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