Agriculteurs et éleveurs au Tchad: le conflit s’intensifie


Agriculteurs et éleveurs au Tchad: le conflit s’intensifie

Le conflit entre agriculteurs et éleveurs au Tchad prend de plus en plus de l’ampleur. Ces derniers mois, plusieurs morts ont été déplorés dans les différentes provinces du pays. L’incapacité des autorités tchadiennes à résoudre définitivement cette crise est mise en cause.

Les tensions entre agriculteurs-éleveurs ne datent pas d’aujourd’hui. Depuis des années à la fin de la saison des pluies, en raison du changement climatique des éleveurs sont obligés de se déplacer. Ceci dans l’unique but de chercher du pâturage pour leur bétail, alors ils se retrouvent aux abords des champs avant les récoltes. Cette situation provoque finalement des tensions avec les propriétaires terriens. Ces derniers sont souvent réprimandés par les autorités contrairement aux éleveurs.

Lot de victimes entre agriculteurs et éleveurs au Tchad

Avec la généralisation du conflit entre agriculteurs et éleveurs au Tchad, le bilan des victimes ne cesse de s’alourdir. On dénombre une vingtaine de morts dans la province du Batha. Dans la province Ouaddaï, douze morts ont été enregistrés suite à la dévastation d’un champ.

Au sud du Tchad, entre Delbian et Béré, un champ a également été saccagé dans la nuit de dimanche à lundi. Résultat du conflit, sept morts. Suite à ce énième différend, la population en colère s’en est prise aux édifices gouvernementaux. Elle a attaqué la préfecture et vandalisé deux véhicules administratifs.

Une intervention urgente

Pour les populations, ce conflit entre agriculteurs et éleveurs au Tchad s’envenime à cause de sa mauvaise gestion par les autorités locales. Alors, les hautes autorités doivent trouver une solution définitive à cette situation. Car elle a trop duré et continue de faire autant de dégâts. De plus, ces affrontements mettent à mal l’unité entre les Tchadiens

« Le gouvernement devrait se dire trop c’est trop. Régler ce conflit éleveurs-agriculteurs une fois pour toute, c’est possible, si le gouvernement le veux », a laissé entendre un citoyen. Les évêques du Tchad quant à eux exhortent vivement le chef de l’État tchadien Idriss Déby à s’investir pour le dénouement heureux de ces tensions.

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