Un lendemain de scrutin en Centrafrique mitigé à cause des perturbations


Un lendemain de scrutin en Centrafrique mitigé à cause des perturbations

Bien que les centrafricains ont fait l’effort d’aller voter le dimanche 27 décembre, la crédibilité du scrutin en Centrafrique reste tout de même mitigée. Ceci en raison du fait que le vote n’a pu être effectif à l’intérieur du pays. De nombreuses perturbations ont émaillé le double scrutin.

Aussi, la présence des renforts russes et rwandais n’ont pas du tout dissuadé la coalition des groupes armés dans leurs tentatives de déstabilisation. Les mercenaires surarmés ont considérablement terrorisé les populations ces derniers jours. Les forces de défense et de sécurité ont quant à eux manqué d’équipements nécessaires, pour sécuriser efficacement le pays et défendre la population.

Des avis partagés sur le scrutin en Centrafrique

Pour Armel, un citoyen ayant pu glisser son bulletin dans l’urne dimanche, ce scrutin est une bonne chose. Alors il est rempli de fierté pour avoir pu accomplir son devoir de citoyen. « C’est la démocratie qui progresse dans notre pays. Ce n’est pas avec les armes qu’on peut prendre un pays, c’est par les urnes », avait-il laissé savoir.

« Ils m’ont dit qu’il n’y avait même pas d’urnes là-bas. Tout était fermé », a déploré Cynthia une vendeuse de légumes au lendemain du scrutin en centrafrique. Et de rajouter « de toute façon, ils auraient trop peur d’aller voter à cause de l’insécurité ». Alors l’absence de vote dans certaines localités du pays est une véritable entrave à la crédibilité du scrutin, car peu inclusif.

Un lendemain de scrutin en Centrafrique mitigé à cause des perturbations

 

Un nouveau scrutin en Centrafrique d’après les citoyens

« Il faut organiser un dialogue et refaire l’élection. Sinon, ce sera encore la crise dans le pays. On n’en veut plus », a clamé un citoyen. Beaucoup estiment que de réelles élections n’ont pas eu lieu le dimanche denier. Le tout n’est qu’une mascarade électorale. « Il faut revoter. Nous, on veut la paix », avait-il poursuivi.

« C’est injuste. Comment le gouvernement peut accepter une élection dont la moitié des gens sont exclus », s’est indignée Véronique. Car 29 sous-préfectures de la République Centrafricaine n’ont pas du tout voté dimanche. « Ils nous ont dit qu’ils assuraient la sécurité, mais ils nous ont menti », avait-elle déclaré.

Les résultats provisoires du vote de 27 décembre sont attendus le 4 janvier. Quoi qu’il en soit la possibilité d’une réorganisation d’un quelconque nouveau scrutin en Centrafrique appartient à la Cour constitutionnelle.

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