Criminalité : l’Afrique du Sud endeuillée par deux tueries


Tuerie sauvage en Afrique du Sud: le pays endeuillé

Dans la nuit de samedi au dimanche 10 juillet, les sud-africains ont de nouveau été sous le choc d’une nouvelle tuerie. Le drame s’est produit tard la nuit, dans des bars de quartiers populaires. Notamment dans une taverne de Soweto et Pietermaritzburg, près de Durban. Le bilan fait état de 19 morts et plusieurs blessés.

Pour le moment les circonstances entourant cette tuerie sont encore floues. Selon le gouvernement, au dernier trimestre 2021, la criminalité s’est aggravée en Afrique du Sud. Soit une hausse de 8,9% en ce qui concerne les meurtres par rapport à l’année précédente. Le pays figure même parmi les plus violents au monde. Par conséquent, cette nouvelle tuerie, n’est que la preuve éloquente de l’insécurité galopante dans le pays.

Une tuerie de plus en Afrique du Sud

D’après la police, la tuerie a été soudaine. Des individus non encore identifiés, armées de fusils et de pistolets ont ouvert le feu sur les clients d’un bar à Soweto. La même stratégie aurait été également déployée dans une taverne de Pietermaritzburg.

« Ils sont arrivés et ont tiré sur les gens qui s’amusaient », a indiqué Mme Nonhlanhla Kubheka, commandante du commissariat d’Orlando. Et de poursuivre, « la police a été appelée dans la nuit, vers 00h30. Quand nous sommes arrivés sur place, douze personnes étaient mortes, portant des blessures par balles », a-t-elle précisé.

Quant aux onze blessés de la tuerie, ils ont été transportés à l’hôpital. Malheureusement deux d’entre eux y sont décédés, ce peu après leur arrivée.

Lire aussi : CHÔMAGE EN AFRIQUE DU SUD : LE GOUVERNEMENT DE CYRIL RAMAPHOSA REMPORTE UNE BATAILLE

Une impuissance de la police

Pour les populations ces deux tueries relèvent surtout de l’inaction de la police sud-africaine. Car ces violences sont déjà assez récurrentes et rien n’est fait pour pallier correctement au phénomène. La circulation aisée des armes à feu illégales est source de cette insécurité galopante.

Alors la colère montre contre le gouvernement et le ministère de la police, principalement accusé. « Je suis très, très en colère. Le ministre de la police et le président sont venus ici l’année dernière. On leur parlé de la criminalité dans le quartier et ils nous ont promis d’arranger les choses. Mais on n’a encore rien vu », a exprimé un habitant.

Pour pouvoir arrêter les auteurs de cette tuerie, une enquête a été ouverte par la police. Elle convie par ailleurs, les populations à collaborer afin de vite retrouver les coupables et de les punir conformément à loi.

 

Sandrine A

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.