Transition malienne et guinéenne : la Cédéao plus impuissante que jamais


Transition malienne et guinéenne : la Cédéao plus impuissante que jamais

Qu’il s’agisse de la transition malienne et guinéenne, la Cédéao continue de veiller au grain. L’organisation sous régionale s’est donc réunie hier dimanche 07 novembre en sommet extraordinaire des chefs d’État à Accra au Ghana. La rencontre a accouché d’importantes décisions à l’encontre des dirigeants maliens et guinéens.

Les nouvelles mesures prises par la Cédéao vont-elles vraiment conduire à une réussite de la transition malienne et guinéenne ? Pour l’heure, certains militaires au pouvoir n’ont que faire de la pression de l’instance sous régionale et semblent continuer dans leur lancée. Malgré ses interventions, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se montre de plus en plus impuissante face à certaines réalités.

Une Cédéao vacillante face à transition malienne et guinéenne

A l’heure actuelle, les autorités de la transition malienne et guinéenne peuvent se réjouir. La grande frayeur est passée. Les décisions de la Cédéao à leur endroit, quand bien qu’elles sont fermes, ne sont pas extrêmes comme elles l’imaginaient. Les dirigeants maliens et guinéens ont juste eu droit, une nouvelle fois, à des sanctions individuelles.

C’est-à-dire, un gel de leurs avoirs financiers. Il leur est également fait interdiction de voyager. Cela démontre aisément que l’organisation ouest africaine se maintient encore dans l’usage des techniques peu efficaces. Notamment celles des annonces fortes contre les auteurs de coups d’État mais sans obtenir grands résultats. Les condamnations de principes et la pression constante après putsch sont aussi infructueuses.

Pour preuve, le colonel Assimi Goïta et les siens ont leur calendrier propre en dehors des exigences de la Cédéao. Cette dernière attend toujours que les prochaines élections au Mali se tiennent assurément le 27 février 2022. Mais ce délai, les autorités maliennes entend  ne pas l’honorer en raison des circonstances sécuritaires actuelles. D’autres enjeux propres à l’Etat malien sont aussi invoqués.

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Un tâtonnement continue des putschistes

A quand la fin de la transition malienne et guinéenne ? Les militaires au pouvoir dans les pays concernés demeurent encore assez évasifs sur les prochaines échéances électorales. Tout porte à croire qu’ils se refusent à définir un agenda politique clair. Les intimidations de la Cédéao ne semblent guère les ébranler.

Dans ce sillon des transitions, le contexte guinéen est tout de même encourageant. De grandes actions ont été menées par les autorités en place. Il est question de l’officialisation de la Charte de transition, la nomination d’un Premier ministre civil et la formation d’un gouvernement. Mais la demande de libération de l’ancien président Alpha Condé est toujours mise en sourdine.

Au vu de l’évolution de la situation, la Cédéao de toute évidence ne peut que se mettre dans un rôle second d’accompagnateur de la transition malienne et guinéenne. Dans cette perspective, Ibn Chambas a été nommé envoyé spécial de la Cédéao pour la Guinée. Tout compte fait, ce sommet d’Accra s’illustre comme une rencontre de plus entre les chefs d’État. Les lignes restent encore statiques et difficiles à bouger.

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El Professor

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