Transition au Soudan: aggravation de la brouille entre civils et militaires


Transition au Soudan : brouille entre civils et militaires

La transition au Soudan ira-t-elle jusqu’au bout ? C’est la question phare que se posent les populations ces derniers temps. Ceci en raison des tensions récurrentes entre militaires et civils. Apparemment la cohabitation entre les deux parties devient de plus en plus difficile. Pire encore, les accusations mutuelles ont remplacé l’entente.

Depuis le renversement du président Omar El Béchir, la transition au Soudan est d’une fragilité déplorable. Les moyens entrepris par les nouvelles autorités pour sauver la situation ne semblent pas du tout rassurer. Les difficultés économiques ainsi que les profondes divisions politiques accentuent la dégradation de cette transition au Soudan.

La transition au Soudan aux aboies

Au lieu de s’investir à faire de la transition au Soudan un succès, civils et militaires s’inscrivent plutôt dans une guerre de mots. Les militaires, conduit par le général Abdel Fattah al-Burhan, estiment que l’armée est la seule force crédible à même de protéger la transition soudanaise.

Par ailleurs, le président du Conseil souverain, s’est même arrogé des pouvoirs du Premier ministre Abdalla Hamdok. La dissolution récente du gouvernement le lundi 11 octobre, dernier le prouve à suffisance.

Les civils quant à eux, entendent aussi ne pas se laisser faire. Ils convient les autorités de la transition au Soudan à procéder à une refonte intégrale des forces de sécurité. Ils appellent également au respect scrupuleux du document constitutionnel signé en août 2019.

De graves conséquences

Ce bras de fer tendu entre civils et militaires constitue un vrai ralentissement au processus de transition au Soudan. Pendant ce temps des problèmes plus épineux subsistent dans le pays et plongent les populations dans un état peu enviable. Ce qui fait éclater des manifestations dans certaines localités.

C’est le cas notamment à Port-Soudan, où les installations portuaires sont bloquées par centaines de manifestants de la tribu des Beja. Conséquences, les importations de même que les exportations sont fortement paralysées. Alors peu à peu la pénurie s’invite une fois encore dans le quotidien des citoyens qui sont déjà assez excédés par l’évolution de la situation. En d’autres termes la vie chère reprend de plus belle.

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Sandrine A

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