Côte d’Ivoire : la colère monte chez les transformateurs de noix de cajou


Côte d’Ivoire : la colère monte chez les transformateurs de noix de cajou

Les transformateurs ivoiriens de noix de cajou malgré leurs efforts se retrouvent au pied du mur. Plusieurs usines de transformation sont déjà à l’arrêt et d’autres pourraient rejoindre le peloton dans les jours à venir. Et pour cause, la rude concurrence asiatique et un manque de soutien véritable de la part de l’Etat.

Alors c’est la grogne du côté des transformateurs de noix de cajou. Soulignons que la Côte d’Ivoire, est le leader mondial de la production d’anacarde. Toutefois, elle peine sérieusement à transformer localement sa production de noix de cajou. Le niveau de transformation est encore à 10 %. Même si le gouvernement tente par tout moyen d’atteindre la barre des 50 %, la marche se fait de plus en plus pénible.

D’énormes difficultés pour les transformateurs de noix de cajou

Pour les transformateurs de noix de cajou en Côte d’Ivoire, les temps sont pénibles. Pour preuve, une douzaine d’usines de transformation d’anacarde sont à l’arrêt. Cette turbulence est surtout due aux difficultés que rencontrent les transformateurs ivoiriens. Ceux-ci ont du mal à assurer comme il se doit leurs charges de fonctionnement.

Alors le ton monte et des solutions urgentes sont attendues de la part du gouvernement. Aussi, ils dénoncent des difficultés d’approvisionnement en noix de cajou. Cela tient du fait que plus de 90% de la production ivoirienne en noix de cajou est dédiée à l’exportation. C’est-à-dire vers les deux plus gros transformateurs de cajou, que sont l’Inde et le Vietnam.

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Une absence d’aide

Mais l’intervention de certains intermédiaires dans cette chaine, compliquent davantage les choses pour les transformateurs ivoiriens qui se retrouvent plus perdants. Autre facteur déterminant, les transformateurs ivoiriens de noix de cajou se plaignent aussi, de l’absence d’aide de l’État face à la très rude concurrence asiatique.

« La campagne a commencé depuis un mois et nos usines resteront vides encore une fois en raison de l’absence de plan de soutien », pouvait-on y lire dans une lettre adressée au Conseil Coton – Anacarde. De plus, le plan d’aide mis en place par le gouvernement pour leur venir en aide à du mal à connaitre une application effective.

 

Sandrine A

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