Tourisme en Afrique : l’activité va reprendre du souffle


Tourisme en Afrique : l’activité va reprendre du souffle

Mis sous éteignoir par le Covid 19, le tourisme en Afrique va reprendre du poil de la bête. Avec les réouvertures des frontières aériennes partout en Afrique, l’activité touristique va prendre un second souffle. Mais la prudence est de mise puisque le coronavirus sévit toujours.

Avec ses climats diversifiés, son paysage de grandes végétations et sa faune abondante, l’Afrique a toujours été d’un grand attrait pour les touristes. Le tourisme africain connaissait une embellie avant d’être arrêté par la pandémie.

Retour du tourisme en Afrique

Contrairement aux autres continents, et aux prédictions contre elle, l’Afrique a échappé aux affres de la pandémie de coronavirus. Cependant le secteur économique a été touché au même titre que les autres continents. C’est ainsi que le tourisme en Afrique a connu un coup d’arrêt avec les fermetures tous azimuts de frontières.

L’évolution des vaccinations un peu partout amène vers une maîtrise de la pandémie ce qui induit la réouverture des frontières aériennes et la reprise du traffic, bien qu’il soit contrôlé. Les voyages de nouveau admis, l’Afrique va voir une arrivée croissante des touristes. Mais les mesures pour empêcher l’arrivé de nouveaux cas de contaminés doivent être de mises. Et on le remarque dans les aéroports déjà ouverts comme l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema du Togo.

Les pays du continent vont alors tout remettre en œuvre pour la relance du tourisme en Afrique. Et c’est de bonne guerre car cette industrie est particulièrement importante pour l’Afrique. Avant la pandémie le continent apparaissait à la deuxième place des régions de croissance du monde pour le secteur touristique, en 2019, avec pas moins de 67 millions de visiteurs. Également, l’industrie du tourisme emploie plus de 24 millions de personnes sur le continent et représente environ 7,1% du PIB avec 169 milliards de dollars rapportés à l’économie africaine, selon Afrik.com.

Nécessité de réorganiser le tourisme en Afrique

En juillet 2020, l’Union africaine a estimé que le continent avait perdu près de 55 milliards de dollars de revenus du voyage et du tourisme. Et la crise a également mis au grand jour la dépendance du continent aux voyageurs étrangers. C’est particulièrement vrai pour les pays d’Afrique de l’Est et australe, où les activités de loisir et de safari, bien développées, attirent les touristes venus d’Europe, d’Amérique et d’Asie notamment.

« La plupart des autres pays du monde ont pu se reposer sur une clientèle nationale et régionale. Mais en Afrique, le tourisme intérieur a longtemps été négligé », souligne Hermione Nevill, spécialiste sénior du tourisme à IFC à Johannesburg. Il est donc nécessaire que le tourisme en Afrique soit plus orienté vers un tourisme intérieur et certains pays en Afrique s’y sont déjà engagés. C’est le cas de l’Afrique du Sud et du Kenya.

De plus, l’entrée en vigueur récente de la Zone de libre-échange continentale africaine (la première du monde en nombre de pays participants) devrait soutenir le développement futur du tourisme local et régional sur le continent. Les échanges de biens entre pays africains vont augmenter entrainant des voyageurs et des touristes.

Le tourisme en Afrique a de beaux jours devant lui. La maitrise relative de la pandémie donne confiance aux visiteurs qui remplissent déjà les plages de certains pays comme le Kenya. Et les nouvelles tendances en Afrique pour un tourisme plus local vont faire se relever le tourisme en Afrique.

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