Soudan: les déplacés du Darfour craignent de rentrer chez eux


Soudan les déplacés du Darfour craignent de rentrer chez eux

Malgré l’accord de paix signé avec les rebelles, les déplacés du Darfour sont toujours réticents à retourner chez eux. Ils craignent d’être à nouveau victimes d’attaques de rebelles à leurs égards. Car l’insécurité est fortement présente dans la région.

D’après le Conseil de sécurité de l’ONU, une analyse de la situation au Darfour ainsi que le point sur l’application de l’accord de paix signé avec les rebelles en octobre sont vivement attendue. Ces informations seront fournies par un panel de quinze experts dont le mandat a été prolongé au Soudan jusqu’au 12 mars.

Une inquiétude sérieuse pour les déplacés du Darfour

Selon Mohamed, représentant de l’organisation au camp, les déplacés du Darfour craignent un retour dans leur localité d’origine en raison des violences. Ce qui crée donc une inquiétude permanente pour les concernés. De plus ces derniers mois, la localité a été le théâtre d’affrontements tribaux. A cela s’ajoute des villages détruits par des hommes armés.

« Il y a des incidents depuis juillet 2020. Ça fait peur aux déplacés qui ne peuvent plus sortir cultiver », a indiqué Mohamed. Et de rajouter « ça touche leur vie quotidienne par exemple lorsqu’ils veulent aller collecter du bois de chauffage et des pâturages pour le bétail ».

Soudan les déplacés du Darfour craignent de rentrer chez eux (2)

Un refus de rentrer des déplacés du Darfour

Même si les conditions de vie dans le camp de déplacés de Kassab sont difficiles, plusieurs préfèrent se sentir en sécurité que de rentrer chez eux. « C’est comme une prison. Malheureusement dehors rien n’a changé. Vous pouvez sortir et être encore attaqué », a déclaré Ibrahim Mahamat Souleymane, un déplacé.

Alors il est prêt à faire les sacrifices idoines pour préserver sa petite famille. « J’ai fui pour sauver mes enfants. Je ne veux pas les remettre en danger », avait-il précisé. Je suis heureuse dans le camp. J’ai tout ce qu’il faut pour survivre et subvenir aux besoins de ma famille. Je me sens en sécurité ici », a manifesté Sitannisa Ismaël Abdallah.

Lire aussi : SOUDAN : LA MORT DE BAHAA EL-DIN NOURI CRÉE LA POLÉMIQUE

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *