Mouvement de colère: des retraités tchadiens violentés par la police


Mouvement de colère: les retraites tchadiens violentés par la police

Pour jouir pleinement de leur droit, les retraités tchadiens ont été contraints de recourir à l’option de la revendication. Occasion pour eux d’exprimer leur mécontentement par rapport au retard de perception de leurs pensions. Malheureusement, la manifestation improvisée a tourné en drame.

La police, afin de rétablir l’ordre a eu à faire un usage excessif de force contre ces personnes du troisième âge. Celles-ci ont été laissées dans une situation peu enviable. Cette attitude des autorités est sérieusement décriée par les populations qui qualifient leur réaction de « disproportionnée ».

Un mécontentement des retraités tchadiens

Après une longue attente, les retraités tchadiens n’ont toujours pas reçu leurs pensions pour le compte du mois de juillet. Une situation qui les contraint sérieusement. Mais chose étonnante, les fonctionnaires ont perçu leur salaire du mois comme convenu. Ils estiment donc être victime d’un traitement inégalitaire.

Face à ce déroulé de la situation, le mécontentement et la colère ont rapidement pris le dessus sur la patience qu’ils avaient. Alors protester devant le bâtiment de la caisse nationale des retraités a été la seule alternative qui s’offrait à eux pour se faire entendre.

Un souci de trésorerie

Pour expliquer ce retard dans le paiement des pensions au Tchad, la direction de la caisse nationale des retraités évoque des problèmes de trésorerie. Mais cet argument est difficile à avaler pour les retraités tchadiens qui y voient juste un sérieux désintérêt à leur égard.

« Nous avons cotisé toute notre vie, c’est notre argent que nous réclamons », a déclaré Moussa Mahamat Mours, un des porte-parole des regroupements des retraités. Il dénonce par ailleurs la brutalité policière. « Quand le responsable est arrivé, ils ont commencé à nous lancer des gaz lacrymogènes. Cela a créé la panique et les retraités sont tombés, certains ont été blessés », a-t-il déploré.

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Sandrine A

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