Centrafrique/Présidentielle 2020 : de retour, les réfugiés centrafricains espèrent voter le 27 décembre prochain


Les réfugiés centrafricains espèrent voter

Beaucoup de réfugiés centrafricains ont effectué leur retour au pays ces dernières semaines pour accomplir leur devoir civique. A 6 semaines de l’élection présidentielle en Centrafrique, nombreux sont les citoyens désireux d’y prendre part activement. 

La Centrafrique, pays d’Afrique centrale, est dans les fièvre des élections présidentielles et législatives. Selon l’Autorité nationale des élections (ANE), le premier tour de ces élections générales (présidentielle et législatives) est fixé au 27 décembre 2020. Le second tour, au cas où il s’avèrerait nécessaire, se tiendra le 14 février 2021. Alors sur le terrain, tout le monde s’active pour l’organisation du scrutin et sa tenue dans les délais.

Les réfugiés centrafricains veulent s’acquitter de leur devoir

Ces derniers jours, la capitale Bangui est le témoin d’un retour incessant de réfugiés centrafricains. Ceux-ci étaient installés dans les pays voisins comme le Cameroun, le Tchad ou la République démocratique du Congo.
Ils sont plus de 620 000 Centrafricains selon le Haut-Commissariat des Réfugiés (HCR). La participation au scrutin à venir est la raison principale de ces retours. « C’est à cause de l’élection que je suis rentré pour faire mon devoir de citoyen », a déclaré Edo.

Outre le fait d’être enthousiaste de retrouver sa terre natale, mettre son bulletin dans l’urne l’importe particulièrement. Pour cela, il est prêt à accomplir les démarches nécessaires pour s’enregistrer. « S’il y a des possibilités, je dois m’enregistrer pour pouvoir voter », avait-il poursuivi.

Une tentative vaine

Malgré le fait que beaucoup de citoyens centrafricains soient rentrés au pays pour voter, l’inscription sur les listes électorales est déjà clôturée. Par conséquent, ils ne pourraient pas effectuer le vote tel qu’ils l’espéraient. Il en est de même pour les 200 000 votants potentiels encore à l’extérieur du pays.

« Les autorités se sont employées à faire en sorte que le vote soit inclusif avec la participation des réfugiés », a laissé entendre Thierry Zeneth. Il est le président de la sous-commission Éligibilité au statut de réfugié à la commission nationale pour les réfugiés.

Mais malencontreusement, le processus déclenché a été bloqué par la pandémie de la Covid-19. De plus, les moyens de l’ANE étaient également limités. Ce qui a eu pour incidence le retard dans la mise en place du vote pour les citoyens à l’extérieur.

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