Ethiopie : les violences inter-ethniques s’accentuent dans la province de Benishangul-Gumuz


Benishangul-Gumuz

L’État régional de Benishangul-Gumuz en Ethiopie a été une nouvelle fois l’objet d’attaque d’individus armés. Plusieurs personnes innocentes ont donc été tuées sans raisons évidentes. Les pistes penchent sur un massacre ethnique.

Depuis un moment déjà, la province de Benishangul-Gumuz est en proie à de fortes violences ethniques. Et la croisade menée par le premier ministre Abiy Ahmed en Tigré n’a pas du tout arrangé les choses. Cela a plutôt permis aux criminels d’avoir le champ libre pour mieux massacrer les populations de Benishangul-Gumuz. Car les forces fédérales ont été envoyées en Tigré pour appréhender les leaders récalcitrants du TPF.

Un mode opératoire inchangé à Benishangul-Gumuz

Selon la Commission éthiopienne des droits de l’homme, la nouvelle attaque d ans la province de Benishangul-Gumuz a fait des dizaines de morts. Soit près de 80 morts dans la localité de Daletti, vers Metekel. Et les assaillants n’ont pas du tout changé leur mode opératoire.

Ils ont pénétré le village dès l’aube pour perpétrer leurs assassinats. «Ils ont tiré avec leurs fusils et ont utilisé des épées pour attaquer tous ceux qu’ils rencontraient, femmes, enfants, personnes âgées », a déclaré Sebsibie Ibrahim, un habitant.

Pour l’instant, les mobiles ainsi que l’identité des assaillants ne sont pas du tout connus. Mais tout porte à croire que ce serait un groupe d’hommes de Gumuz. En ce qui concerne les victimes, ils ont entre 2 et 45 ans.

Des attaques récurrentes

Ces derniers mois, la région de Metekel est vivement touchée par une accentuation des violences inter-ethniques. Et cela n’est pas près de s’arrêter de sitôt si rien n’est fait. Pour rappel la dernière attaque avait fait plus de 200 victimes.

Alors la sécurisation effective de cette zone constitue un défi majeur pour le gouvernement dirigé par le Premier ministre Abiy Ahmed. Surtout que cela menace au plus haut point la stabilité du pays.

Pour Aaron Maasho, porte-parole de la Commission éthiopienne des droits de l’homme, des forces de sécurité supplémentaires doivent être déployées dans la région. Cette mesure devrait permettre de mettre fin aux maisons incendiées ainsi que ces énormes pertes en vies humaines.

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