Présidentielle 2020 au Burkina Faso: un scrutin dans le calme malgré les menaces djihadistes


Présidentielle 2020 au Burkina Faso, un scrutin dans le calme malgré les menaces djihadistes

Hier, dimanche 22 novembre, a eu lieu l’élection Présidentielle 2020 au Burkina Faso. Les Burkinabés se sont rendus aux urnes pour élire leur nouveau président ainsi que les députés. Ces élections se sont déroulées dans de bonnes conditions. Toutefois, elles ont été troublées à certains endroits du pays par des menaces de djihadistes.

Pour ce scrutin couplé, présidentielle 2020 au Burkina Faso et législatives, les électeurs ont eu à choisir entre treize candidats à la magistrature suprême. Parmi eux figure le président sortant Roch Kaboré. Ce dernier est en course pour un second mandat. Il est challengé par le candidat du CDP, Eddie Komboïgo, le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré. D’autres illustres candidats comme Kadré Desiré Ouédraogo, le général Yacouba Isaac Zida font partie de la danse éléctorale.

Un Scrutin Présidentielle 2020 au Burkina Faso dans le calme

Malgré le contexte sécuritaire tendu par rapport à ce double scrutin, les Burkinabés ont voté dans le calme. Majoritairement tout s’est déroulé dans les conditions optimales. Aussi, les opérations de vote ont été sécurisées par les éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS).

« Dans l’ensemble tout se passe bien », a déclaré Newton Ahmed Barry, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Ceci que ce soit au niveau du processus électoral que de la sécurisation lors de cette présidentielle 2020 au Burkina Faso couplé des législatives.

Outre cela, les citoyens burkinabé résidents à l’étranger ont eu le privilège d’accomplir leur devoir civique. Ils ont eu la possibilité de voter dans les ambassades ou les consulats de leur lieu de résidence. L’opération, une première, a eu lieu dans une vingtaine de pays.

Des localités empêchées

Bien que les opérations de vote se soient bien déroulées, des anomalies ont été constatées dans certaines localités du pays. Il s’agit entre autres du retard dans l’acheminement du matériel électoral, des bureaux de vote introuvables et même des noms d’électeurs manquants sur les listes.

Dans l’Est du pays, certains bureaux de vote n’ont pu ouvrir leurs portes malgré le système sécuritaire déployé. Les menaces des djihadistes ont eu raison des citoyens de ces localités. Alors, beaucoup ont préféré ne pas prendre le risque d’aller voter.

« On a dit à des populations que celui qui plonge son doigt dans l’encre indélébile peut dire adieu à son doigt », a expliqué Ahmed Newton Barry. Ils représentent en tout environ 300 000 personnes n’ayant pas pu voter en raison de ces menaces.

Pour le moment, les populations sont en attente quant aux résultats du scrutin présidentielle 2020 au Burkina Faso couplé des législatives. Le dépouillement a commencé dès la fermeture des bureaux. L’opposition, quant à elle, formule déjà des accusations de fraudes.

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