Ghana : l’armée fait irruption au parlement


Parlement au Ghana : l’armée fait irruption

Pour rétablir l’ordre au sein de l’hémicycle, l’armée a été obligée d’intervenir dans la chambre du Parlement au Ghana. La scène s’est produite dans la nuit du mercredi 6 janvier au jeudi 7 janvier. C’était lors de l’élection du président de la chambre.

Au cours de ce vote important, il semblerait que la tension soit montée d’un cran entre les deux camps. Alors des rivalités marquées ont été observées entre les députés du parti au pouvoir et ceux de l’opposition. Résultat, des scènes peu convenables pour ces nobles représentants du peuple ghanéen. A croire que les émotions étaient en ébullition.

Des scènes inédites au parlement au Ghana

En pleine session, il a été fâcheux de remarquer des scènes particulièrement ahurissantes. C’est le cas notamment d’une députée du camp du pouvoir qui a manqué de retenue. Elle a été filmée en train de s’asseoir sur les genoux de son homologue de l’opposition. Ce dernier était assis de son côté.

Une autre scène sans doute choquante est celle d’un député du parti au pouvoir qui a tenté de s’emparer de l’urne contenant des bulletins de vote lors de l’élection du président de la chambre. Autant d’éléments qui démontrent l’antagonisme profond qui règne actuellement au sein de cette assemblée.

Un recul de la démocratie

Ces derniers mois, tout porte à croire que l’exemplarité de la démocratie ghanéenne semble s’émousser. Et les actes de ces hommes et femmes politiques ne font que le confirmer à suffisance. Pour bon nombre, ce scénario est la réplique de celui en cours aux États-Unis.

Pour l’opposition ghanéenne cette intervention de l’armée est de trop. Car de par le passé son implication n’a jamais été nécessaire pour rétablir l’ordre au parlement au Ghana. Et cela entache sérieusement la démocratie qui fait tant la fierté des citoyens.

Au final, c’est un député de l’opposition (NDC) qui a été élu président de la chambre. Le président réélu Nana Akufo-Addo quant à lui sera investi ce jeudi pour un deuxième mandat.

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