Côte d’Ivoire/ Présidentielle 2020: l’opposition ivoirienne en conférence ce vendredi, revient à la charge


Côte d'Ivoire/ Présidentielle 2020: l'opposition ivoirienne en conférence ce vendredi, revient à la charge

L’opposition ivoirienne en conférence ce vendredi 15 octobre 2020 a pris une décision. La présidentielle du 31 octobre en Côte d’ivoire s’annonce très tendue. L’opposant Pascal Affi N’Guessan et ses alliés sont montés au créneau pour clarifier le sens donné à leur « boycott actif » lancé la vielle. Le message a été transmis au cours d’une conférence qui a eu lieu au siège du PDCI.

Parmi l’opposition ivoirienne en conférence, y étaient présent  les différents partis de l’opposition ayant constitué un front commun contre cette énième candidature d’Alassane Ouattara. Il s’agit en l’occurrence des partis comme le PDCI d’Henri Konan Bédié, le Lider, le GPS ainsi que les deux ramifications du FPI et bien d’autres. Mais pour l’heure, la réaction des populations ivoiriennes face à cet appel au boycott semble être d’une froideur incroyable.

Le processus électoral rejeté par l’opposition ivoirienne en conférence

Pour se faire compter parmi les participants de ces prochaines présidentielles, l’opposition ivoirienne est toujours dans l’attente de certaines garanties. Elle espère à tout prix obtenir la renonciation de la participation d’Alassane Ouattara à cette présidentielle.

La coalition de l’opposition veut également obtenir la refonte complète de la Commission Electorale Indépendante (CEI). Par conséquent, sans ces préalables, elle compte faire barrage au processus déjà entamé. Pour Pascal Affi N’Guessan, cette action marque concrètement l’entrée dans la seconde phase de la désobéissance civile lancée le 20 septembre dernier.

Alors, l’opposition appelle ses militants ainsi que les populations à une totale abstention. « Nous appelons donc nos militants sympathisants et toute personne de bonne volonté à s’abstenir de participer aux opérations de la commission électorale », a laissé entendre l’ancien Premier ministre. Aussi, il est question pour eux d’empêcher par tous les moyens légaux la campagne électorale.

Un mot d’ordre ambigu de l’opposition ivoirienne en conférence

Jusque-là, la désobéissance civile ou boycott actif laisse un peu les ivoiriens indifférents. Ils continuent à vaquer à leurs occupations habituelles comme si de rien n’était. Chez d’autres, le concept de boycott est perçu ou compris différemment. Car le message n’est pas totalement clair.

Pour les uns, il faudra procéder par des actions pacifiques en usant de tous les recours légaux possibles. Ou soit d’arriver à déboucher à un dialogue voire l’intervention de la communauté internationale. De plus, ils pourront se défendre dès lors qu’ils sont physiquement agressés.

Pour d’autres, il s’agira de reprendre d’assaut les rues de la capitale ivoirienne pour revendiquer le départ d’Alassane Ouattara. C’est-à-dire, braver l’interdiction faite de manifester sur la voie publique. Alors le flou demeure sur le mode d’action requis. Ce qui fait que cette union de l’opposition a déjà du plomb dans l’aile.

Le parti au pouvoir quant à lui ne veut rien céder et se dit prêt pour les urnes. Il prétend vouloir remporter le scrutin dès le premier tour avec le fameux « 1 coup KO ».

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