Médiation de la CEDEAO au Mali : un échec patent


médiation de la CEDEAO au Mali

La médiation de la CEDEAO au Mali a echoué. A la tête de la délégation de la CEDEAO, l’ancien président de la République fédérale du Nigéria Goodluck Jonathan et son équipe quittent le Mali sans succès.

Les tensions qui secouent le Mali depuis le mois de juin ont dégénéré lors de la troisième manifestation du mouvement du 5 Juin. Le M5 est, dans la même logique, entré en « désobéissance civile » le 10 juillet dernier.

Pour cela, la CEDEAO a entrepris une médiation, au cours de la semaine passée, conduite par l’ancien président Goodluck Jonathan à l’effet de désamorcer la crise et à éviter un bain de sang au Mali.

Le constat est là. La mission a échoué. Pourquoi ? Certes, un plan de sortie de crise a été présenté, mais ne contient pas la principale revendication du M5-FRP.

la médiation de la CEDEAO au Mali, le plan de sortie de crise

La mission de médiation de la CEDEAO au Mali dirigée par Goodluck Jonathan, composée de personnalités politiques et d’experts de pays de la Communauté des Etats ouest-africains (CEDEAO), était arrivée à Bamako, le mercredi 15 juillet 2020, pour une conciliation.

La délégation a rencontré les différents protagonistes de la crise avec l’objectif de faire évoluer le statu quo et rapprocher le pouvoir et les mouvements au cœur de la contestation.

A l’issue des différentes rencontres, la feuille de route proposée par la médiation recommande le maintien au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keita,

La mission de médiation de la CEDEAO au Mali préconise, aussi, la mise en place d’une nouvelle cour constitutionnelle dont les membres seront composés de 3 profils issus de la magistrature, 3 personnes cooptées par le président de la République et 7 personnes choisies par les forces vives de la nation.

Elle prévoit, en outre, un réexamen du contentieux électoral et la formation du gouvernement d’union nationale.

La médiation de la CEDEAO au Mali rejetée

La seule et unique raison du rejet est l’absence de la démission du président IBK dans la feuille de route de la CEDEAO alors que la principale revendication de la contestation est justement la démission de ce dernier.

A cause de cette revendication, le plan n’a pas reçu l’assentiment du mouvement du 05 juin qui a « réitéré ses demandes (…) notamment la démission du président Ibrahim Boubacar Keita ». Mais, la CEDEAO a fait savoir que cette démission était « pour elle une ligne rouge », selon le communiqué.

Interprétant le communiqué de la CEDEAO, Me Mountaga TALL s’interroge en ces termes : « Est-ce là une provocation ou un geste de bonne volonté ? ».

Au demeurant, on se rend compte que la CEDEAO peut tout sauf une quelconque démission d’un président démocratique élu. Pour l’heure, si le dialogue est maintenu, la médiation vient d’accoucher d’une souris.

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