Manifestations en Cote d Ivoire : le rejet du troisième mandat dans les rues crée des tensions mortelles


Manifestations en Cote d Ivoire : le contestation du troisième mandat dans les rues crée des tensions mortelles

la  journée de ce jeudi a été secouée par des manifestations en Cote d Ivoire. À l’appel de l’Alternative Citoyenne Ivoirienne, une organisation de la société civile, des jeunes ivoiriens sont descendus dans les rues. Cette manifestation est soutenue par les jeunesses des différents partis et plateformes de l’opposition. Il s’agit des plateformes : EDS proche de Gbagbo, GPS de Soro Guillaume, La voix du Peuple de Charles Blé Goudé, de l’URD de Kahé Eric, de l’UNG de Stéphane Kipré, l’URD de Daniel Boni Claverie, la CDRP de Bédié et les partis comme le PDCI, le FPI etc.

Selon les organisateurs de ces manifestations en Cote d Ivoire,  l’objectif est de dire non au troisième mandat de Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011. Plusieurs chefs coutumiers ont également appelé à la mobilisation contre ce troisième mandat. Cependant, les statuts des chefs et rois de Côte d’Ivoire leur interdisent toute ingérence politique.

Des troubles et des morts occasionnés par les manifestations en Cote d Ivoire

Jeudi, plusieurs troubles ont été enregistrés dans le pays notamment à Abidjan où des barricades ont eu lieu à Gonzagueville et Youpougon dans le quartier Ananeraire. À Abobo Baoulé, un quartier de la commune d’Abobo, sur la route d’Anyama, plusieurs pneus ont été brûlés et des barricades érigées sur la route.

À Daoukro, dans le fief d’Henri Konan Bédié, on signale au moins deux morts depuis hier à la suite de violences en marge de ces manifestations politiques. Plusieurs personnes auraient été arrêtées, selon les informations.

« Je condamne, également, les arrestations arbitraires de certains de ces manifestants qui n’ont perpétré aucun acte répréhensible et demande, par conséquent, leur mise en liberté immédiate », a fait savoir l’ancien Chef d’Etat, Konan Bédié, dans une note publiée sur sa page officielle.

L’ancien Chef d’Etat affirme que ces manifestations en Cote d Ivoire sont pacifiques et autorisées par l’article 20 de la constitution. Elles devraient bénéficier de la protection des forces de l’ordre et de sécurité.

À Bonoua, un autre fief du FPI, une centaine de personnes ont manifesté pacifiquement. Au même moment, des tensions ont été signalées à Bouaké, en pays Baoulé, et ancienne base arrière de la rébellion. À l’heure où nous publions, des heurts sont signalés dans d’autres quartiers alors que les quartiers résidentiels, comfeatme Cocody, sont calmes. Des individus sont également descendus dans les rues d’Abidjan pour nettoyer et enlever les barricades.

Les manifestations n’ont pas été autorisées selon les autorités

Ces  manifestations en Cote d Ivoire, organisées par la société civile n’ont pas étés autorisées selon Sidiki Diakité. le  ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a, dans un communiqué, précisé que les services administratifs compétents n’ont fait l’objet d’aucune saisine de la part de formations politiques ou d’organisations de la société civile.

« Par conséquent, le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation informe les organisateurs des manifestations projetées ce jeudi 13 août 2020, que celles-ci, n’ayant pas respecté les procédures appropriées, ne sont pas autorisées », précise le communiqué.

Pour sa part, Pulcherie Gbalet, la Présidente de l’Alternative Citoyenne Ivoirienne, des courriers déchargés ont bel et bien été déposés au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et au Ministère de la Sécurité et de la Protection civile. les informant de la tenue de ces manifestations en Cote d Ivoire. Une affirmation soutenue par les autres leaders politiques.

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