Crise post-électorale en Côte d’ivoire : l’UA et la CEDEAO appellent au dialogue


Crise post-électorale en Côte d’ivoire : l’UA et la CEDEAO appellent au dialogue

Le lundi 02 novembre à l’hôtel Ivoire, la mission d’observation de l’UA et la CEDEAO ont fait part de leurs observations. Principalement celles ayant marqué le scrutin du 31 octobre dernier. Face au regain des tensions entre parti au pouvoir et opposition, la communauté internationale exhorte les acteurs politiques ivoiriens au dialogue.

Pour les observateurs internationaux de l’UA et la CEDEAO, malgré les incidents constatés çà et là, le scrutin a été un franc succès. Selon les résultats de la Commission Electorale Indépendante (CEI), Alassane Ouattara a totalisé 94,27 % des voix. Ce qui fait de lui le nouveau président de la Côte d’Ivoire pour une durée de cinq ans. Ses adversaires eux ont eu du mal à le rivaliser. Kouadio Konan Bertin, candidat indépendant, a obtenu 1,99%. Les deux autres, P. Affi Nguessan et Henri Konan Bédié ayant boycotté le scrutin ont obtenu respectivement 0,99 % et 1,66 % des suffrages.

Une élection globalement satisfaisante selon l’UA et la CEDEAO

Pour Mohamed Dileita, chef de la mission de l’Union Africaine, l’élection s’est bien déroulée en somme. « Les votes observés se sont déroulés dans une atmosphère calme, sereine, dans 98,5% des cas », avait-il déclaré. Alors, il l’a qualifiée de « globalement satisfaisante ».

Boubèye Maïga, le chef de la mission de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad), s’inscrit dans la même logique que le précédent. Pour lui aussi, le scrutin a respecté le code électoral. Ceci malgré que le scrutin ait été boycotté par une partie de la population.

S’agissant des incidents qui ont émaillé le scrutin, le chef de la mission de la Cédéao, Hadjibou Soumaré, les a sérieusement condamnés. Selon lui, cela constitue « une entrave à la démocratie ». Car les actes de violence qui ont suivi ont également impacté le scrutin.

Place à l’entente

Face à la difficulté des acteurs politiques à accepter les résultats du scrutin, la cohésion du pays est véritablement menacée. Alors pour donc assurer la paix en Côte d’Ivoire, les acteurs politiques doivent s’asseoir autour d’une table et discuter. C’est ce que propose l’UA et la CEDEAO.

Par ailleurs, la mission de l’UA et la CEDEAO exhorte toutes les institutions impliquées dans le processus électoral à prendre note des défis associés au scrutin. De ce fait, elle invite les différents acteurs à prendre les mesures appropriées pour assurer une continuité de l’Etat. Et cela passe impérativement par le dialogue.

Pour ce dialogue, Alassane Ouattara y est tout à fait disposé. « Tous les acteurs souhaitent le dialogue. Le président Ouattara que nous avons rencontré s’inscrit dans la même perspective », a laissé entendre Boubèye Maïga.

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