Viols en Afrique du Sud : un nouveau drame secoue le pays


Le viol en Afrique du Sud : un nouveau drame secoue le pays

En Afrique du Sud, l’insécurité grandissante continue de troubler la quiétude des populations. La semaine dernière, les habitants ont été secoués par le viol collectif de huit femmes. Ces dernières ont été agressées alors qu’elles participaient au tournage d’un clip, le jeudi 28 juillet, dans la banlieue de Johannesburg.

Le viol de ces femmes vient donc rajouter à la forte psychose qui règne dans le pays ces dernières semaines. Pour rappel, dans la nuit de samedi au dimanche 10 juillet, des tueries ont eu lieu dans des bars de quartiers populaires. C’est-à-dire à Soweto et Pietermaritzburg, près de Durban. Comme bilan 19 morts et plusieurs blessés.

Le viol, une régularité en Afrique du Sud

Dans le pays de Nelson Mandela, le taux de violence basée sur le genre peut être comparé avec celui d’un pays en guerre. Pour preuve, chaque jour 110 viols sont recensés. Ce qui traduit aisément le fléau de la violence contre les femmes en Afrique du Sud. Alors le viol des femmes dans la banlieue Est de Johannesburg vient par ailleurs confirmer l’ampleur du phénomène.

Selon les informations de la police, l’agression de ces femmes s’est déroulée près d’une mine désaffectée de Krugersdorp. L’équipe de tournage du clip vidéo a été sauvagement attaquée par des mineurs illégaux aux visages cagoulés.

« Ils leur ont tiré dessus. Ils les ont forcées à se déshabiller et ils ont commencé à les violer. Huit femmes ont été violées. Elles avaient entre 19 et 35 ans », a indiqué, Bheki Cele, le ministre de la Police.

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Une grande vulnérabilité

En Afrique du Sud, on dénombre juste pour le premier trimestre de cette année, plus de 10 000 cas de viol. Une situation alarmante qui oblige le gouvernement à trouver des solutions judicieuses pour préserver davantage les femmes face à ces agressions. Mais jusque-là, les autorités ont encore du mal.

Que ce soit dans l’intimité des ménages ou dans les lieux publics, le viol semble omniprésent. Alors les femmes se sentent dans une extrême insécurité, livrées à elles-mêmes. Pire encore, avec une gradation des violences dans le pays la psychose se renforce jour après jour. C’est ce que confirme le président Cyril Ramaphosa.

« À travers tout le pays, les habitants vivent dans la peur, effrayés par les gangsters, les braquages armés, les viols et les meurtres. Les femmes et les enfants sont les plus vulnérables face à cette violence commise par des hommes à leur encontre », a exprimé le président sud-africain.

 

Sandra A.

 

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