Le CICR au Tigré aide les familles dispersées à renouer contact


Le CICR au Tigré aide les familles dispersées à renouer contact

Le CICR au Tigré a permis aux réfugiés éthiopiens d’entrer en contact avec leurs familles. En effet, les affrontements en cours dans le Tigré ont provoqué le déplacement de milliers de personnes. Ils sont donc plus de 35.000 personnes à avoir trouvé refuges au Soudan voisin.

Depuis environ trois semaines, les télécommunications sont coupées dans le Tigré. Il est extrêmement difficile voire quasiment impossible de contacter ses proches. Alors le CICR au Tigré a donc mis en place une permanence téléphonique pour aider ceux qui recherchent des proches dans le Tigré. L’initiative est menée en collaboration avec la Croix-Rouge éthiopienne. L’objectif est de relier le mieux que possible les familles qui ont été séparées à cause des violents combats.

Une initiative salutaire du CICR au Tigré

Le conflit en cours dans la région du Tigré se mue jour après jour en une grave crise humanitaire. Alors, le CICR au Tigré engagé dans sa mission d’assistance a facilité aux réfugiés l’entrée en contact avec les êtres qui leur sont chers. De plus, il leur a permis de surtout s’assurer qu’ils sont en sécurité.

« Ce programme est prévu pour les personnes qui ont perdu leurs familles à cause de la guerre. On leur prête des téléphones gratuitement pour que les familles puissent se réunir », a expliqué Abdelfaraj Mohammed, un employé de la Croix-Rouge.

Dans le camp de Hashaba, la liste des inscrits est interminable. Les fiches sont remplies de numéros de téléphone. Les réfugiés tentent de joindre leurs familles à l’autre bout. « Allô?… Ça va ?… On a fui Mai-Kadra et on est passé au Soudan. Tu m’entends ? On a réussi à s’échapper au Soudan », a confié par téléphone un jeune homme à sa sœur située à Addis-Abeba.

Plus à l’écoute des besoins

Dans le même camp, l’état de santé des réfugiés est souvent fragile. « On reçoit beaucoup de gens atteint de dysenterie, malaria ou typhoïde. Nous leur donnons les quelques médicaments qu’on a », a indiqué Semere Hagos.

Pour le jeune médecin de 25 ans, c’est la deuxième fois qu’il franchit une frontière à cause de la guerre. « À cause de la guerre entre l’Éthiopie et l’Érythrée, je m’étais réfugié au Tigré. Mais la même chose s’est reproduite. Un conflit a éclaté et j’ai été obligé de fuir au Soudan », avait-il laissé savoir.

Par conséquent, le CICR au Tigré tente d’apporter son aide humanitaire autant qu’il le peut. Tous les jours, il s’occupe de la foule faisant la file devant le dispensaire de fortune. Il se charge donc de faire les prescriptions et de distribuer quelques cachets d’antibiotique.

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