Ethiopie: la crise humanitaire reste toujours préoccupante


Ethiopie: la crise humanitaire reste toujours préoccupante

En Ethiopie, la crise  humanitaire reste toujours préoccupante, surtout dans la région du Tigré. Et pour évaluer lui-même l’ampleur de la situation, le Haut-Commissaire aux réfugiés de l’ONU, Fillipo Grandi, s’est rendu dans plusieurs camps de réfugiés érythréens au Tigré.

Depuis l’offensive lancée le 4 novembre dernier par le premier ministre Abiy Ahmed contre les sécessionnistes du TPLF, les populations sont prises au piège dans les affrontements. Plusieurs d’entre eux ont dû trouver refuge dans les pays voisins. Dans les camps de réfugiés, les conditions de vie sont vraiment précaires pour les populations. Elles n’arrivent pas à bénéficier de toute l’assistance nécessaire. Ceci en dépit du fait que des accords ont pu être signés entre les autorités éthiopiennes et l’ONU.

Crise humanitaire, des besoins immenses en Ethiopie

Durant sa visite en Tigré, Fillipo Grandi a, quand même, pu se rendre dans deux camps de réfugiés érythréens. Cela lui a permis de constater que les populations manquent de presque tout. Alors une assistance complète doit leur être apportée au plus vite. Priorité doit être donnée au rétablissement de tous les services.

Les populations sont confrontées à un manque de nourriture, de produits non alimentaires ainsi que des médicaments. L’accès à l’eau potable est aussi une difficulté majeure, sans oublier les abris. « Les individus ont besoin de toutes formes de soutien », a déclaré Fillipo Grandi.

Un accès élargi pour venir à bout de la crise humanitaire

S’agissant de l’aide, 4,5 millions de personnes en ont besoin mais les organisations humanitaires sont soumises à des restrictions. Ce qui les empêche de se rendre dans certaines localités du pays pour effectuer convenablement leur mission pour lutter contre la crise humanitaire. Alors Fillipo Grandi exhorte les autorités éthiopiennes à faciliter le déploiement de l’aide humanitaire internationale.

Outre cela, il dénonce des cas graves de violations des droits de l’homme ainsi que des massacres de civils. « Il est maintenant primordial que les autorités éthiopiennes adoptent un système qui permette de délivrer rapidement et efficacement des autorisations pour les organisations », avait-il fait savoir.

 

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