Mali : Kalilou Doumbia détenu au camp militaire de Kati, les raisons


Mali : Kalilou Doumbia détenu au camp militaire de Kati, les raisons

A Bamako, depuis lundi dernier, Kalilou Doumbia, l’ancien secrétaire général de la présidence sous Bah N’Daw était introuvable. Il était activement recherché par sa famille qui n’avait plus de ses nouvelles et dont l’inquiétude était grande. Selon les dernières informations, Kalilou Doumbia aurait été arrêté par les services de renseignement.

D’après la famille, Kalilou Doumbia se rendait à l’Université de droit de Bamako où il enseigne quand il a été arrêté. Ecarté depuis le second coup de force du colonel Assimi Goïta, il avait repris ses activités d’enseignant-chercheur. Malheureusement, il a encore des comptes à rendre avec l’actuel gouvernement malien

Kalilou Doumbia, une mine d’informations

Apparemment, la détention de Kalilou Doumbia n’est pas du tout due au hasard. Tout porte à croire que l’ancien secrétaire général soit probablement détenteur d’informations sensibles, voire très utiles pour les autorités. Alors il était certainement important pour les autorités de l’appréhender. C’est ce qui a donc probablement entrainé son arrestation.

Par ailleurs, il semblerait également que ce dernier ait été à plusieurs reprises sollicité par les autorités de la transition pour une éventuelle collaboration. Mais Kalilou Doumbia n’a pas donné suite à ces différentes sollicitations.

Pour l’instant les autorités elles même n’ont pas encore donné les raisons officielles de cette interpellation par la Sécurité d’État.

Une transition sous le coup d’une éventuelle prolongation

En attendant d’en savoir plus sur le sort de Kalilou Doumbia, le processus de transition en cours au Mali se poursuit. Toutefois, cette transition pourrait connaitre un prolongement. C’est ce qui est d’ores et déjà déductible des deux jours de consultations de Goodluck Jonathan avec les autorités de transition.

Selon le médiateur de la Cédéao, d’énormes insuffisances sont perceptibles dans quant à la préparation effective du processus électoral de février 2022. C’est-à-dire que l’actuel pouvoir n’offre pas la garantie d’un respect affirmé de la durée de la transition. Conséquences, des tensions pourraient encore naitre dans le pays.

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Sandrine A

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