Insécurité: interdiction en Centrafrique, les taxis-motos dépassés


Interdiction en Centrafrique, les taxis-motos dépassés

L’interdiction en Centrafrique faite aux conducteurs de taxis-motos de circuler n’a pas duré longtemps. Ces derniers jours, plusieurs conducteurs de taxis-motos ont tout de même bravé la restriction et repris le travail. Ils se sont une nouvelle fois lancés à la recherche de leur pain quotidien.

Depuis la mi-janvier à cause de l’insécurité, les conducteurs de taxis-motos ont du mal à joindre les deux bouts. Ils vivent dans une précarité et cela laisse à désirer. Même si beaucoup d’entre eux se sont tournés vers d’autres activités pour assurer leur survie, cela n’a pas été suffisant. Cette interdiction en Centrafrique instaurée par le gouvernement a pour but de préserver la sécurité des populations suites aux attaques des groupes rebelles dans le pays.

Interdiction en Centrafrique

Bien que le retour à la normal pour les conducteurs de taxis-motos soit encore long, ils vont devoir prendre leur mal en patience. Les autorités centrafricaines évoquent de leur côté l’amélioration du niveau de sécurité. Et cela passe par la mise en place des procédures d’identification des taxis-motos.

« C’est seulement les conditions d’identification, identifier les propriétaires des taxis-motos et identifier les conducteurs à travers les gilets et les badges qui sont en train d’être faits en commun accord avec le département », a confié Jean Kossamake, un représentant des taxis-motos. En clair, un meilleur contrôle du secteur.

Une question de survie

Pour plusieurs conducteurs de taxis-mots cette reprise d’activité avant l’heure relève surtout de leur survie. Car ils sont confrontés depuis un moment déjà à des conditions de vie très difficiles. « On n’est beaucoup de jeunes et on n’a pas de boulot, c’est pour cela que l’on prend la moto pour pouvoir manger », a affirmé Merveille, conducteur de taxis-motos.

Alors les conducteurs de taxis-motos estiment qu’ils n’ont nul autre choix que de sortir pour exercer leur activité. « Ce n’est pas encore autorisé mais on n’a pas d’autres choix, on a une maison à payer, la nourriture… C’est pour cela que l’on sort pour aller chercher de l’argent », avait-il rajouté. Cette interdiction en Centrafrique plonge de plus en plus la population dans la pauvreté.

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