Insécurité au Burkina Faso: l’Opposition critique l’inaction de Roch Kabore


Insecurite au Burkina Faso: l’Opposition critique l’inaction de Roch KABORE

La persistance de l’insécurité au Burkina Faso ne laisse pas indifférents les acteurs de la classe politique issus de l’opposition. Ces derniers, par le biais de leur chef de file, dénoncent fermement l’absence de décisions fortes, concrètes et sérieuses de la part du président Kaboré. Alors l’opposition politique, en sa session du 5 octobre 2021, appelle à de véritables solutions.

Au cœur de cette nouvelle critique du pouvoir de Roch Kaboré, la récente attaque orchestrée par des groupes armés dans la commune de Barsalgho, province du Sanmatenga, région du Centre-Nord. L’agression par ces hommes non identifiés, a une fois de plus coûté la vie à 14 soldats et fait 07 autres blessés au sein du détachement militaire de Yirgou. Des véhicules et armements ont été emportés. Par ailleurs, des matériels ont été incendiés. Ce qui témoigne aisément de l’ampleur des dégâts.

Une insécurité au Burkina Faso due à la négligence du gouvernement

Même si le président Kaboré a pris des mesures ces derniers mois, pour faire face à cette situation d’insécurité au Burkina Faso, celles-ci s’avèrent insuffisantes voire inefficaces. Malheureusement et comme toujours, ce sont les populations qui en paient un lourd tribut. D’après l’opposition, la réorganisation du système sécuritaire annoncée par le ministre de la Défense et le tout nouveau ministre de la Sécurité sonnent comme un échec.

« Nonobstant le réaménagement du gouvernement, suite aux manifestations de l’Opposition Politique les 03 et 04 juillet derniers, la situation sécuritaire du pays ne cesse de se dégrader suscitant indignation, colère et révolte exprimées çà et là par des Burkinabè de plus en plus nombreux », a déclaré Eddie Komboïgo le Chef de File de l’opposition Politique.

Pour le leader de l’opposition, la récurrence de l’insécurité au Burkina Faso relève de l’inaction du président Roch Kaboré. Celui-ci aurait manqué de tirer des leçons des attaques précédentes. « Comment de telles attaques peuvent encore survenir alors que lesdits ministres ont rassuré le peuple des changements qui interviendraient dans la stratégie de lutte contre le terrorisme? », s’interroge l’opposant.

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Des conséquences désastreuses

Au menu des incidences liées à l’insécurité au Burkina,  on relève plusieurs troubles fêtes de la quiétude des populations. Cela amène quatorze (14) provinces du pays à toujours à se retrouver sous l’état d’urgence. Quant aux personnes déplacées, le nombre ne cesse de s’accroitre. La politique du gouvernement pour faciliter leur retour est aussi déplorable. La défaillance du président du Faso, est sévèrement pointé du doigt.

« Des zones entières du territoire national sont de plus en plus sous l’emprise des groupes armés. Ils envahissent stratégiquement des pans entiers du pays où les paisibles populations sont livrées à elles-mêmes, à la merci de ces envahisseurs barbares sans foi ni loi qui pillent et tuent en toute quiétude » a indiqué Eddie Komboïgo.

Une prise de décisions fortes

Pour sortir le pays de cette impasse qu’est l’insécurité au Burkina, l’opposition politique exhorte fortement le président Burkinabé à agir autrement. Il doit, entre autres veiller à respecter son serment de Chef de l’Etat, Chef suprême des armées. Pour ce qui est de ses propres engagements sur l’amélioration des conditions de vie et de travail des FDS et des VDP, ceux-ci doivent être tenus.

« En lieu et place de véritables mesures et actions salvatrices dont le peuple est en droit d’attendre, l’on assiste plutôt aux jeux sempiternels de chaises musicales au sein du pouvoir exécutif. L’Opposition politique refuse et refusera d’accompagner le pouvoir dans cette farce », prévient d’ores et déjà Eddie Komboïgo.

Hier mercredi 6 octobre, en guise de réponse à ses détracteurs, le président Roch Marc Christian Kaboré a procédé à de nouvelles nominations au niveau des forces armées et de la gendarmerie. C’est au général Gilbert Ouédraogo que revient désormais les commandes des forces armées en lieu et place du général Moïse Miningou. Les rênes de la gendarmerie nationale sont confiés au colonel-major Omer Bambara.

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La Plume

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