Sénégal : le gouvernement dit non à une migration de désespoir


immigration irreguliere au Senegal

Pour freiner drastiquement l’immigration irrégulière au Sénégal, le gouvernement se fie entièrement à l’efficacité de sa politique d’appui à la jeunesse et à la formation professionnelle. C’est ce qui ressort substantiellement de la conférence de presse du gouvernement tenue à Dakar le mardi dernier.

Le phénomène de l’immigration irrégulière au Sénégal est assez courant. Ils sont donc des milliers à braver les routes du désert ou à faire la traversée de l’océan atlantique à bord d’embarcations fragiles. Malheureusement très peu arrivent à destination. Nombreux sont ceux qui périssent au fond de l’océan ou dans les sables du désert. En une semaine, 480 migrants sont décédés courant fin octobre selon l’ONG Alarm Phone.

Des résultats encourageants contre l’immigration irrégulière au Sénégal

Pour le ministre de l’Emploi, Dame Diop, la lutte contre l’émigration des jeunes est en pleine réussite. Et cela passe assurément par la justesse de sa politique. Celle-ci consiste à renforcer davantage la Formation professionnelle et l’entrepreneuriat des jeunes. Pour preuve, le Sénégal est passé de 37.000 à 65.000 emplois formels répertoriés entre 2012 et 2019.

En clair, une nette amélioration du taux de qualification des jeunes ainsi que leur employabilité est à remarquer. « Nous avons fait un bond qualitatif dans la création d’emplois, c’est la raison pour laquelle le manque d’emplois est une cause mais elle n’est pas la seule cause de l’émigration irrégulière », a déclaré Dame Diop.

Evoluer chez soi

« Le problème de l’émigration n’est pas forcément lié à une mauvaise ou une absence de politique de jeunesse », a expliqué Néné Fatoumata Tall, ministre de la Jeunesse. Pour la ministre d’autres raisons fondent cet exode. Il s’agit entre autres de l’illusion européenne vendue à la jeunesse, de la baisse de revenus liée à la crise de coronavirus.

« Dans le cadre de l’entrepreneuriat, des financements ont été octroyés aux jeunes. Des financements directs, au nombre de 95 000 jeunes et des financements indirects avec 105 000 jeunes touchés », a précisé Néné Fatoumata Tall.

Par conséquent, le grand défi du gouvernement sénégalais est désormais de faire en sorte que les jeunes comprennent le bien fondé d’exceller au pays. Car il est bel et bien possible de rester au Sénégal et de vivre de son métier. L’immigration irrégulière au Sénégal peut être anéantie vu que le pays offre encore de bonnes opportunités de réussite et de prospérité.

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