Congo-Brazza/Covid-19 : prolongation de l’état d’urgence sanitaire, les restaurateurs sont à l’agonie


etat d'urgence a brazzaville

L’état d’urgence à Brazzaville vient d’être prolongé par le gouvernement congolais. Ce dernier a décidé de durcir à nouveau le ton contre la Covid-19. Désormais le couvre-feu est ramené à 20 heures. Ceci est dû au constat d’une recrudescence des cas de coronavirus dans le pays.

Cette décision des autorités congolaises affecte sérieusement les acteurs du secteur de la restauration. Ces derniers craignent un véritable manque à gagner. Il en est de même pour les employés de ce secteur qui pourraient voir leurs salaires baissés considérablement. Depuis l’apparition de la pandémie de la Covid-19, plusieurs activités tournent au ralenti. Par conséquent, l’économie est fortement impactée. Alors beaucoup espère vivement une relance des activités économiques et un retour permanent à la normale.

Une baisse des recettes dû à l’état d’urgence a Brazzaville

Au lieu de 23 heures, les restaurants sont désormais obligés de fermer avant 20 heures à cause du couvre-feu. C’est la douzième fois d’affilée que l’état d’urgence à Brazzaville est prolongé. Et cela n’arrange pas du tout les restaurateurs qui perdent gros en termes de revenus.

« D’habitude, nous travaillons plus à partir de 19h, 20h et 21h. C’est là où les clients venaient plus. Mais là, nous sommes obligés de fermer à partir de 18h parce que certains de nos employés vivent loin de leur lieu de travail », se plaint Samba Sy.

« Sincèrement, le couvre-feu à 20h le week-end ne nous arrange pas. Si on gagnait avant 100 000 francs CFA, là nous gagnons maintenant 40 000 FCFA », a rajouté Samba Sy. Aussi, ils doivent prendre toutes les mesures idoines pour permettre à leur personnel de rentrer avant l’heure du couvre-feu.

Des salaires menacés

Avec cette chute des revenus, les employeurs se retrouvent dans l’incapacité d’accorder à leurs employés les pleins avantages qui leurs sont dus. Et les fêtes de fin d’année qui approchent à grands pas ne semblent pas faciliter les choses.

« D’habitude, on récompensait les employés pendant le mois de décembre, tout comme leurs enfants pour Noël. Maintenant, ça va être plus difficile », a laissé savoir Samba Sy. Il craint lui aussi de ne pouvoir être en mesure de satisfaire les attentes des employés de son restaurant.

« Le salaire est presque menacé », s’inquiète profondément Rufin Mafouana. « Nous ne recevons plus les primes comme avant. On nous a même diminué le minimum. Vraiment, ce couvre-feu ne nous arrange pas », avait-il poursuivi.

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