Corruption au Gabon: Jean Marie Ogandaga rend son tablier


La corruption au Gabon impacte le pouvoir exécutif. En effet, l’équipe gouvernementale dirigée par Rose Christiane Ossouka Raponda vient de perdre un de ses membres. Il s’agit du ministre de l’Economie et de la Relance
Jean Mari Ogandaga

La corruption au Gabon impacte le pouvoir exécutif. En effet, l’équipe gouvernementale dirigée par Rose Christiane Ossouka Raponda vient de perdre un de ses membres. Il s’agit du ministre de l’Economie et de la Relance, Jean Marie Ogandaga.

Ce dernier a donné hier après-midi sa démission au chef de l’Etat, Ali Bongo, qui l’a acceptée. Jean Marie Ogandaga a été éclaboussé ces derniers jours par un important scandale paru dans les médias relatif à la corruption au Gabon.

On lui reproche des abattements faits au profit de certaines entreprises pétrolières. Cette débâcle intervient à un moment où le gouvernement s’active acharnement pour créer des emplois et redresser l’économie gabonaise. Celle-ci est fortement paralysée par la pandémie de la Covid-19.

Corruption au Gabon, de lourdes accusations

D’après les révélations faites par la presse, le ministre de l’Economie et de la Relance aurait signé des accords transactionnels au détriment des intérêts du Gabon. C’est-à-dire qu’il a pris des décisions qui ont sérieusement nuit au Trésor public gabonais.

Jean-Marie Ogandaga a engagé sa signature en vue d’abaisser considérablement les dettes des entreprises françaises Total et Perenco. Pour cette dernière, les créances sont passées de 4,511 milliards de francs CFA à 150 millions de francs CFA.

S’agissant de Total, ses créances de 4, 516 milliards de francs CFA à 700 millions de francs CFA. En clair, l’Etat gabonais a perdu une forte somme pouvant œuvrer au bonheur des citoyens.

Corruption au Gabon, un départ qui s’impose

Face à cette forte pression médiatique, le ministre de l’Economie et de la Relance n’avait autres choix que de soumettre sa démission. De plus, les justifications apportées par le ministre n’ont pas du tout convaincu l’opinion publique. Elle demeure persuadée que le ministre aurait sans doute perçu des rétro commissions.

Pour sa défense, le ministre a invoqué l’article 327 du Code des Douanes. « Face à l’incapacité de ces sociétés de payer ces sommes très importantes, des accords transactionnels leur ont été accordés dans le strict respect dudit Code », avait expliqué Jean-Marie Ogandaga.

En attendant la nomination d’un nouveau ministre, Nicole Jeanine Roboty, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et de la Relance, assurera le traitement des affaires courantes.

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