Côte d’Ivoire : tensions entre le Conseil Café-Cacao et les organisations paysannes


Côte d’Ivoire : tensions entre le Conseil Café-Cacao et les organisations paysannes

Depuis quelques mois, des incompréhensions subsistent entre organisations paysannes et le Conseil Café-Cacao. Est donc à l’origine de ces tensions, leprix d’achat du cacao aux producteurs ivoiriens nouveau prix bord-champ pour la grande campagne de cacao. Les cacaoculteurs déplorent l’effondrement du prix du marché et appellent à une meilleure organisation de la filière.

Pour la grande campagne, le Conseil Café-Cacao, a fixé le prix du kilo de de fèves de cacao à 825 FCFA. Un prix en baisse de près de 20% par rapport à l’année dernière. Comme on pouvait s’y attendre, cette annonce a attisé une fois de plus, le mécontentement des cacaoculteurs ivoiriens.

Des inquiétudes à l’égard du Conseil Café-Cacao

Selon les producteurs ivoiriens, le Conseil Café-Cacao n’est pas digne de confiance. Il aurait failli dans sa mission à faire respecter le prix minimum garanti pour les planteurs. Alors, les organisations de planteurs estiment que le Conseil Café-Cacao ne défend pas suffisamment leurs intérêts.

Cette attitude plonge principalement les cacaoculteurs ivoiriens dans la misère malgré le nouveau « différentiel de revenu décent » (DRD). Les producteurs de cacao face à la vie chère, se sentent parfois obligés de se plier aux contraintes du marché pour écouler leurs récoltes.

« Les acheteurs nous font du chantage. En plein mois de décembre, où les producteurs ont le plus besoin d’argent, ils font de la rétention du cash », a indiqué Obed Doua, président de l’Apropaci, l’association des organisations professionnelles agricoles de Côte d’Ivoire.

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Un mécanisme incompris

Du côté du Conseil Café-Cacao, les producteurs auraient mal compris le mécanisme de prix actuellement en cours. De plus, le nouveau différentiel de revenu décent constitue déjà un soutien remarquable en cas de baisse du cours du cacao sur le marché. En clair, un énorme avantage dont ils doivent avoir conscience en réalité. Malheureusement ce n’est point le cas.

« Cette année, par exemple, le prix moyen du marché c’est 1 132 francs. Avec ça vous ne pouvez même pas donner 700 francs au planteur sans le DRD. Les planteurs ne comprennent pas, peut-être qu’ils ne comprennent pas le mécanisme du prix », a expliqué Yves Koné, directeur général du Conseil Café-Cacao.

Le Directeur Général a également tenu à rassurer sur le fait que, « malgré les faibles ressources générées au titre du Fonds d’Investissement en Milieu Rural (FIMR)à cause de la baisse des cours mondiaux du cacao, Le Conseil du Café-Cacao a continué d’œuvrer à l’amélioration des conditions de travail et du cadre de vie des producteurs et de leurs communautés ».

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Sandrine A

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