Confiscation du pouvoir au Soudan : la mobilisation contre le putsch se durcit


Confiscation du pouvoir au Soudan : la mobilisation contre le putsch se durcit

Plus de deux mois après la confiscation du pouvoir au Soudan par les militaires, la rue ne décolère toujours pas. Les manifestations à Khartoum et autres villes du pays se font toujours persistantes. Les soudanais exigent le départ du général Al-Burhane qui campe lui aussi sur ses positions.

La récente démission du premier ministre Abdallah Hamdok, le dimanche 2 janvier ne semble pas non plus arranger les choses. L’atmosphère reste toujours très tendue. Depuis la confiscation du pouvoir le 25 octobre 2021, la répression des manifestations contre l’armée a fait 60 morts et des centaines de blessés.

Non à la confiscation du pouvoir par les militaires

Malgré les intimidations, l’usage de la violence, les tirs à balles réelles, les manifestants restent déterminés à prendre coûte que coûte leur destin en main. Ils refusent toute soumission au général Abdel Fattah al-Burhane dont le départ est exigé avec insistance. Les soudanais estiment par ailleurs que cette confiscation du pouvoir par les militaires a trop duré. Le pouvoir doit être rendu à tout prix aux civils.

Les obstacles placés érigés pour les dissuader dans la poursuite de leurs manifestations ne font que renforcer leur ardeur. « Ils ont installé des containers métalliques à l’entrée des ponts. Et pas juste un, ils en ont mis deux, l’un sur l’autre, ce qui fait un mur de plus de dix mètres de haut pour physiquement empêcher les gens de passer. Mais on y arrive », a expliqué un manifestant.

Des manifestations violentes

La mobilisation du jeudi 6 janvier dernier à Khartoum, a elle aussi été émaillée de scènes de violences. Tout comme les autres manifestations contre la confiscation du pouvoir au Soudan, elle a une fois de plus abouti à des pertes en vies humaines. Au total, on dénombre trois personnes tuées par des tirs et plus de 300 blessés.

« La manifestation a bien commencé, c’était très pacifique, les gens chantaient, jusqu’à ce qu’on arrive à un croisement où il y avait un important déploiement des forces de sécurité. Ils ont jeté des gaz lacrymogène, nous ont arrosé d’eau et ont même tiré à balle réelle en l’air pour nous faire peur », a témoigné un autre manifestant.

La nomination d’un nouveau premier ministre est fortement attendue. Une démarche en concertation en concertation avec la société civile est à privilégier, exhorte pour sa part la communauté internationale. Cette suggestion va-t-elle faire écho auprès et ses hommes ? L’espoir d’un apaisement des tensions reste permis.

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El Professor

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