Tchad: climat politique toujours tendu


climat politique au Tchad

Le climat politique au Tchad est tendu à quelques mois de la présidentielle prochaine. Les opposants sont sous l’écrou des autorités tchadiennes. Pour preuve le siège du parti d’opposition, les Transformateurs, a été encerclé hier dimanche 7 mars par la police. Le parti tentait de rendre hommage à la mère de Yaya Dillo.

Pour ce scrutin le bras de fer est dores et déjà instauré entre parti au pouvoir et opposition. Le président sortant Idriss Déby Itno est candidat à sa propre succession. En clair, une énième candidature que conteste très fortement l’opposition. Alors c’est normal que le climat politique au Tchad soit tendu ces derniers jours.

Idriss déby Itno

Un climat politique au Tchad miné par des tensions

Pas plus tard que la semaine dernière, la tentative d’arrestation de l’ancien candidat Yaya Dillo a tourné au drame. Plusieurs personnes proches à l’opposant ont été tuées lors de cette opération menée par les forces de l’ordre. Parmi les victimes la mère de l’opposant. Apparemment l’opposition tchadienne subit une forte répression de la part des autorités en place.

Ce climat politique au Tchad renforce la peur du coté des populations qui craignent que la situation ne s’envenime. Serait ce une manœuvre d’intimidation lancée par contre ses adversaires politiques? Pour l’heure difficile de l’affirmer. Mais l’opposition quant à elle en est sérieusement convaincue.

le climat politique au Tchad, une responsabilité du gouvernement

Pour Serge Ngardji, porte-parole du mouvement les Transformateurs, tout est fait pour empêcher tout regroupement des membres de l’opposition. « A 16 heures, une vingtaine de véhicules y étaient stationnés. Ils ont fermé carrément la route. On ne pouvait même pas rentrer au siège. Ils ne veulent tout simplement pas qu’on se réunisse. Ils ne veulent pas ! Ils sont venus simplement nous barricader », avait-il expliqué.

« A peine les autres étaient-ils en train d’arriver pour nous rejoindre au siège qu’on a commencé à les gazer. On nous a jeté les gaz lacrymogènes. On a blessé quelques personnes. Il y a eu même aussi des arrestations », a témoigné Succès Masra. Et de rajouter « nous avons quand même réussi à organiser l’évènement et nous avons passé la nuit ».

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