Centrafrique: Jean-Christophe Guinza défend la prolongation de l’état d’urgence


Centrafrique: Jean-Christophe Guinza défend la prolongation de l’état d’urgence

En Centrafrique, la prolongation de l’état d’urgence défendu par Jean-Christophe Guinza n’a pas manqué de faire réagir la société civile. Cette dernière émet déjà de vives inquiétudes sur d’éventuelles dérives. Pour les autorités centrafricaines, par le biais de son ministre de la justice, ces abus évoqués ne sont pas avérés.

Face à l’insécurité grandissante semée dans le pays par la coalition de groupes rebelles, les autorités centrafricaines ont dû prendre des mesures drastiques. Celles-ci ont pour but de protéger au mieux les populations contre les attaques de ces groupes armés. Alors c’est dans cette logique qu’a été instaurée la prolongation de l’état d’urgence pour six mois.

Des accusations un peu graves selon Jean-Christophe Guinza

Selon le ministre de la Justice par intérim, Jean-Christophe Guinza, il est encore très difficile d’affirmer ou d’infirmer des cas d’abus commis dans le cadre de l’état d’urgence. « A partir du moment où la justice est en train de mener des investigations, seules les investigations nous diront qu’il y a eu abus, dérapages par rapport à cela », a déclaré le ministre.

De plus, le ministre estime que la justice centrafricaine effectue son travail comme il se doit. Alors les excès de zèle dénoncés par le Groupe de travail de la société civile sont trop poussés. « C’est aujourd’hui invraisemblable qu’il puisse justement lâcher, comme ça honteusement, ces accusations qui sont, je le répète, des accusations un peu graves », a exprimé Jean-Christophe Guinza.

Des enquêtes crédibles

S’agissant des arrestations nombreuses de ressortissants de l’ethnie Baya, le gouvernement nie tout ciblage spécifique de cette communauté. Les proches de l’ancien président François Bozize n’ont donc pas à s’inquiéter.

« La justice n’agit pas par rapport à une catégorie ethnique soit disant. Nous travaillons en respectant le droit international humanitaire », a tenu a rappelé le ministre Jean-Christophe Guinza.

En cas de dérapages lors de cet état d’urgence, le gouvernement s’engage à faire la lumière sur tous les agissements. Les coupables quant à eux seront remis à la justice dès que les tribunaux seront saisis. Alors, les victimes sont appelées à agir au plus vite pour que justice leur soit rendue.

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