Niger/Présidentielle: le ministre de l’Intérieur lance des accusations contre Hama Amadou


Niger, Présidentielle, le ministre de l'Intérieur lance des accusations contre Hama Amadou

Le ministre de l’intérieur lance des accusations contre Hama Amadou, le soupçonnant d’être l’investigateur des violences et troubles suite de la proclamation des résultats globaux provisoires du second tour de la présidentielle au Niger. En effet, ces violences ou troubles ont été constatés et commis dans la capital du Niger par des des manifestants mais surtout réprimés par les autorités.

A la base de ces accusations contre Hama Amadou, la protestation des partisans de l’opposition dans les rues de Niamey qui a fait deux morts et conduit à l’arrestation de près de 470 personnes.

D’après la Céni, le candidat du PNDS, Mohamed Bazoum a remporté le scrutin du 21 février dernier. Il a totalisé près de 56% des voix et Mahamane Ousmane 44% des suffrages. Un résultat que peine à accepter les partisans de l’opposition.

A charge des accusations contre Hama Amadou, des actes répréhensibles

Selon le ministre de l’Intérieur Alkache Alhada, Hama Amadou serait à l’origine des troubles actuels dans le pays. Et cela a été remarqué depuis un certains temps déjà par les écarts considérables identifiés dans les propos de Hama Amadou.

« Le 22 septembre, il disait que si sa candidature n’était pas retenue, ce qui était arrivé au Mali arrivera au Niger. Il est arrivé au Mali… un coup d’État », a indiqué Alkache Alhada. Par ailleurs, toutes les personnes impliquées dans ces troubles devront bientôt répondre de leurs actes face à la justice.

« Nous n’accepterons pas que ce pays devienne un pays de dictature, nous n’accepterons pas que ceux qui veulent coûte que coûte, quelles que soient les conditions, y compris en mettant le feu, arriver au pouvoir, nous n’accepterons pas ça », a insisté le ministre de l’Intérieur.

Une entrave à la préparation des recours

Pour l’opposition, à la suite des accusations contre Hama Amadou, les autorités tentent d’empêcher ce dernier d’effectuer des recours auprès de la Cour Constitutionnelle. Par conséquent certaines interpellations seraient non justifiées. De plus, elles ne visent que les personnes appartenant à l’opposition.

« Si vous prenez la région au niveau de Niamey, les arrestations sont faites sans qu’il y ait un mandat d’arrêt notifiant clairement de quoi il s’agit », a laissé entendre Mahamane Ousmane. Et de rajouter « on se rend compte que c’est uniquement les gens de mon camp, ce n’est pas normal, parce que ces interpellations et ces arrestations sont sans aucune base ».

La communauté internationale quant à elle, à la suite des accusations contre Hama Amadou, exhorte les différentes parties à privilégier l’usage des moyens légaux pour faire connaitre leurs revendications.

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